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Notre échelle a clone tons les caractères 'dc ce qui eít produit immédiatement parla nature. Elle est simple & régulière : onn’y trouve aucun vuide dans la fuite destermes : il n’y a aucun terme qui en dé-truise la régularité : enfin elle restemblebeaucoup à l’échelle diatonique ulitée,échelle qu’on a regardée constammentcomme la plus naturelle. ,
La différence de notre echelle a 1 cchelleordinaire consiste dans 1 addition de lanote w , & dans l’altération des deux notesfa Scia: quant à la note \a, plusieurs mu-siciens ont déja remarqué que cette noteajoutée à notre échelle la rendroit beau-coup plus facile à entonner.
Quant aux deux notes fa & /a , la naturesemble assez indiquer quelles doivent avoirla valeur que nòus leur allignons , car enleur donnant ces valeurs , tous les inter-valles de l’échelle vont en décroiíiant: orla nature semble indiquer ce décroilîèmentparles deux premiers intervalles ut, re, mi,dont le premier est plus grand que le se-cond ; l’un est le ton majeur , l’autre le mi-neur. II paroît donc naturel de croire queîe troisième intervalle doit être plus foibleque le second , comme le second est plusfoible que le premier , & ainsi de fuite ;car la nature procede toujours régulière-ment. II ne faut pas objecter que c’est parLazard que les deux premiers intervallesne font pas semblables ; car 11 ces deux in-tervalles étoient, par exemple , deux tonsmajeurs, ils feraient une tierce insoutena-ble. Ajoutons qu’il paroît que la voix auroitbeaucoup plus de facilité à rendre l’échelle fitous les intervalles décroissoient ainsi régu-lièrement ; car la voix une fois parvenue àton point ne peut monter davantage fansun peu de peine , & ce fera la soulager quede diminuer les intérvalles à mesure qu’elles’élèvera.
Mais*lesraisonnemens ne font rien, con-tredits par l’expérience : examinons doncles principales expériences faites fur lessons, & voyons s’iû confirment nos asser-tions.
Une corde fait entendre,outre lesonprin-çipal & fes octaves , plusieurs autres sons.
Si les sons de notre échelle forment lafuite la plus naturelle, une corde qui fait
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entendre plusieurs sons à la fois, doit faireentendre les sons les plus voisins de notreéchelle , ceux qui (ont le plus analogue au.
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principal, c’est-à-dire , en appellant ut le
son principal , les sons ,fol , mi , \a , re l&c.
Effectivement on distingue dans la réson-nante d une corde sonore , outre le sol
principal & ses octaves, fol , ou la douziè-me , puis mi, ou la dix-septieme majeure ;
enfin 7 { a , mais si faiblement qu’// a fallufaire résonner la feptieme partie de la cordepour s'assurer par le son de cette partie quece qiion aroit entendu en e'toit effective-ment Vunisson. Générât. Nanti. pag. io.Enfin le pere Mersenne prétend avoir en-
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tendu même le son re. ( Harmon . Liv* Xde Injìr. ìïarm. Propos. 33 e . j
Mais, repliquera-t-on , il y a dans votre" 17
échelle des sons fa & la qui u’ont jamais étéadmis dans aucun siysiême ; il n’est pas vrai-semblable que ces sons soient indiqués patla nature , puisque tous les musiciens sesont accordés à les regarder comme faux jou plutôt qu’ils ne les ont pas soupçonnés.
Nous répondrons d’abord que s’ils n’estpas vraisemblable que tous les musiciens sesoient trompés en ne soupçonnant pas , ou
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en regardant comme fauíïes les notes fa &u
la dans le mode d'ut , il est encore moinsvraisemblable , qu’une progression indiquéepar la nature , & dont nous venons de voirque les dix premiers termes procedent très-réguliérement ; il est , dis—je , moins vrai-semblable que cette progression s’altéré auonzième & au treizième terme. Ajoutonsa cc raisonnement une expérienceD eux sons produits en même temps pardeux inftrumens capables de tenue . « pr0 -duijent un troisième très - sensible } plusgrave qu aucun d*eux. 1
r jl onc avec deux de ces instrumens ontait relonner en même temps deux des son$