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Tome trente-deuxième.
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?» damentales font ut, la b , & sol. Par,, le moyen de cette théorie , tirée en„ grande partie de Tartini, & à l aide?, d’un exemple qu’il donne du mode mi-r> ncnr , i ai formé l’écheiic du mode mi-?» neur avec la halle , telle qu'o n la trouve?» s.g. z , planche XV. de Mujìq. Suppl.?» des Planches. 11 paroît par cette échelle?» que le passage de jì à la b , fol ík fa X -,»» & celui de la b à fol, fa $$ òc mi b,í ont?» parfaitement réguliers ».

J avertis le lecteur que j’ai été obligé detransposer l’exemple de fauteur ; il est enre mineur dans f original, & cependant l’a-nonyme en parle toujours comme étant enut mineur.

>» On objectera contre f échelle qu’on?» vient de donner, qu’on ne trouve au-?» cune piece de musique,où les sons qu’on?» y a inférés , comme appartenans au?» système de la tierce mineure, soient uni-?» quement employés. J’avoue franche-?» ment qu’il fera difficile de trouver une?» pareille piece ; mais on pourra trouver?» des palfages de ce genre dans les bons?» compositeurs italiens , quoique l’ufage?» n’en soit pas continuel &c uniforme: cela?» n’est point étonnant, quand on man-?» que de principes pour fe conduire : il?» ne feroit pas même extraordinaire qu’on?» ne trouvât nulle part un pareil passage,?» puisque , comme 1 observe Ptolomée ,?» tout au commencement de les Harmo-?» niques , les sens découvrent ce qui?» est à peu-pr'es vrai , 0? apprennent de la?» raison ce qui l’cft véritablement : & un?» peu plus bas , un homme pourroitpren-?» dre un cercle fait simplement à la main?» pour j lifte , jujqVti ce quil en eût vu un?» tracé avec le compas , Ù il en est de?» même de d oreille en musique: c’est par?» cette raison qu’on ne peut jamais em-», ployer trop de peine & d’étude pour dé-?» couvrir les principes de toutes les bran-?» ches d’une science, bien entendu que ces?» peines & cette étude soient proportion-” nées à la dignité du sujet.

Mais on ne s’écarte pas toujours de»» l’échelle ci-deíïùs mentionnée faute de?» principes ; au contraire , c’est souvent?» parce qu’on change de mode, quoiqu’on)> n'y salle pas attention. Le mode de la

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" tierce mi b au-dcssus, & la b au-destòus»» de la tonique, lui font tellement relatifs,»» que la nature nous conduit perpétuelle-»» ment à les faire sentir ; & toutes les fois» que cela arrive , on est ob’igé d’altérer»» la quarte ou la feptieme ; mais ce chan-" gement arrivera toutes les lois que la" tierce ou la lixte, au-dessus de la to-»» nique, fe trouveront dans le temps fort,»» c’est-à-dire, quand ces deux notes fe->» ront accentuées. Je réaffirmerai pas” que le changement ne puistò avoir lieu»» dans d’autres cas ; mais je ne me fou-»» viens pas actuellement d’aucun où l’on»» doive en faire , & je laistè ce point,»» ainsi que pluíieurs autres, à la décision” de juges compétens ; j’ajouterai feule-» ment, que , suivant mon oreille & mon»» sentiment, f ester du chant de plusieurs»» paílàges devenoit beaucoup meilleur, en» substituant fi &L fa ì [ì b & fa.

»» Je ferai encore quelques observations>» fur l’échelle trouvée ci-deíîiis.

»» i°. II n’y a pas dans tente f octave>» deux tons entiers qui fe suivent , ce qui>» est un des caractères de l’ancien chroma-» tique des Grecs.

» 2°. 11 y a deux tétracordes d z f a»> à st , & de mi b à la b , qui coníistent" chacun en deux dièses, lesquelles prises»» ensemble , font moindres que le trihé->» miton incomposé , autre caractère de>» l’ancien chromatique. Voye\ Aristide->» Quintilien & Euclide.

», 3°.La tierce mineure est douce &mé-»» lancolique de sa nature, ce qui est encore» un des caractères de l’ancien chroma-»» tique. Je pourrois appuyer cette assertion" de pluíieurs preuves, mais je me conten-»> terai dedeux.-Aristide-Quintilien di t.que" le genre chromatique est très-agréable &»» très-plaintif ; Lt Plutarque demande>» pourquoi le chromatique attendrit dame?>» Ce n’eít pas que je veuille conclure de»» cette ressemblance , que notre mode» mineur soit la même chose que l’ancien»» genre chromatique , je fuis au contrairer> lûr qu’il n’en est rien , tant à cause de», ce que dit Tartini , dans son ouvrage ,t) que par d’autres raisons.

»» 4 0 . Enfin , ce système pratiqué dans»» toute fa pureté , est non-feulement

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