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ture , iî ne faut graver qu’autour du cou-vercle de la cuvette ; la peinture se faitau milieu ; on grave des cartouches auxcités, dans lesquelles on représente desfleurs ; mais quandeli.es font peintes, il nefaut pas les mettre au four , il faut qu’ellesfechent d’elles-mêmes.
A. N. TABATIERE , cercle de (bi-jouterie. ) cercle fe dit, de quelque formequ il soit, de tout quatre destine à retenirun portrait dans une tabatière ; il est ordi-nairement compose de trois biseaux formesà la lime , deux en-defîiis & un en-destous;Le bi!eau du dehors vient s’introdiúre fousle quarté régnant au fond du couvercle dela tabatière , & fe reposer contre un aurrebiseau formé en-deíTous dudit quarté ; ce-lui du dedans sert à découvrir la glace duportrait , & l’ungle de ces deux ffiseanxvenant fe joindre à celui du quarté de latabatière, cette difpolition diminue à l’ccilI épaisseur choquante que lui offriroit lasurface de ces deux quartes; celui du deílòusvient reposer fur le biseau formé à la glace,& lui donne tout le jeu dont elle a besoin.
TABAXiR , s. m. ( Mat. méd. desArabes. ) Avicene désigne par le nomtabaxìr , la cendre des racines de cannesà sucre brûlées , & les interprètes ont ren-du ce mot tabaxìr , par celui de spode ;mais , selon les apparences , ce spode pré-tendu , que l’on n’apportoit en Europequ’en petite quantité des pays orientaux,étoit une efpece de sucre encore impur ,& non rafiné ; & c’est aussi ce qu’a prouvéSaumaisc dans son traité du sucre. 11 n’eítdonc pas surprenant que les Arabes, &ceux qui les ont suivis, aient donné tantd’éloges à ce spode pris intérieurement ; carils avoient été trompés par la couleur decendre, & par le rapport des marchands,qui difoient que cette poudre de couleurcendrée , avoir été tirée des roseaux ; & de-là on s’eíl persuadé que c’étoit de la cen-dre de roseaux ; Bachin appelle plus juste-ment tabaxìr ,la canne à sucre, arundosac-charifera , le maraba des indiens. Voye\Mara.ba. ( D . J . )
. l’ABEA , ( Ge'og. anc. ) ville de l’Asiemineure dans la grande Phrygie, selon Stra-bon, liv. XII. p. A 7 /C.
LABEITES , ( tíìjt. da mahomet. )
T À B
c’est-à-dire , les Juivans , sectateurs, ouadhérons de Mahomet, éc ils forment lesecond ordre des musulmans qui ont vécude l'on temps. Les tabéìjles ont de com-mun avec ses í'ahabi ou compagnons duprophète , que plusieurs d’entr eux ont étéses contemporains, mais la différence qu ily a , c’est qu ils ne l’ont point vu , ni n’ontconversé avec lui. Quelques-uns ont feule-ment eu fhonneiir de lui écrire , & de 1 in-former de leur conversion à I islamisme,sel fut lo Najashi , ou roi d’Ethïopie , lepremier prince, selon Abd'al-Baìi, queMahomet invita à embrasser fa religion ;mais qui ne 1e vit jamais, & eut seulementcommerce avec quelques-uns de fes com-pagnons. Tel fut aussi Badhan le persan ,gouverneur de l’Arabie heureuse , avectous les persans , qui, à son exemple,-em-brassèrent sans difficulté l’illamifme. Tels.furent enfin tous les peuples de s Arabie,&: les princes que le prophète convertit àfa religion. ( D. J. )
TABELLION , f. m. ( Jurìjprud. ) estun officier public qui expédie les contrats ,testamens, & autres actes passes par les.parties.
On confond quelquefois le terme de ta-bellion avec celui de notaire , fur - toutdans les campagnes , cù les notaires desseigneurs font communément appcllés ta-bellions. Cependant ces termes notaire &tabellion , pris par chacun dans leur véri-table signification, ne font point synony-mes , & le terme de tabellion n’a point étéintroduit pour désigner des notaires d’unordre inférieur aux notaires royaux qui ré-sident dans les grandes villes.
Le terme de tabellion vient du latintabula -, jeu tabella, qui, dans cette occa-sion , signifioit ces tablettes enduites decite dont on fe servoit autrefois an lieu depapier. On appella chez les Romains tabu-lant! s Jeu tabellio , l’officier qui gardoit lesactes publics ; il exerçoit en même tempsla fonction de greffier ; c’est pourquoi lestermes de jcribcc & de tabularii font pres-que toujours conjoints dans les textes dudroit, & souvent pris indifféremment l’unpour l’autre.
Les tabellions romains faifoìent mêmeà certains égards la. fonction de juges, tan£
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