Tables de la loi , ( Théologie. ) onnomme ainsi deux tables que Dieu, suivantl’Ecriture , donna ;\ Moyse sur le montSi n aï , & sur lesquelles Noient écrits lespréceptes du décalogue. Voye\ DÉCALO-GUE.
On forme plusieurs questions fur ces ta-bles , fur leur matière , leur forme , leurnombre ; fauteur qui les a écrites , & cequ’elles contenoient.
Quelques auteurs orientaux cités pard’Herbelot, Biblioth. orientale , p. 64g •en compte jusqu’à dix , d’autres sept ; maisles Hébreux n’en comptent que deux. Lesuns les font de bois , les autres de pierresprécieuses ; ceux-ci font encore partagés ,les uns les font de rubis , & les autres d’eí-carboucle ; ceux qui les font de bois lescomposent d’un bois nommé fédrou ou fe-dras , qui est une espece de lot que les Mu-sulmans placent dans le paradis.
Moyse remarque que ces tables étoientécrites des deux côtés. Plusieurs croientqu’elles étoient percées à jour , ensortequ’on pouvoit lire des deux côtés ; d uncôté à droite, & de f autre à gauche. D’au-tres veulent que le légillateur faste simple-ment cette remarque , parce que pour l’or-dinaire, on n’écrivoit que d’un côté furles tablettes. Quelques-uns enfin , commeGleaíler & Rivet, traduisent ainsi le textehébreu, elles étoient écrites des deux par-ties , qui se regardoient l’une & l’autre ;ensorte qu’on nevoyoit rien d écrit en-de-hors. Il y en a qui croient que chaque tablecontenoit les dix préceptes, d’autres qu’ilsétoient mi-partis , cinq lur chaque table ;enfin , quelques-uns font ces tables de dixou douze coudées.
Moyse dit exprestément, qu’elles étoientécrites de la main de Dieu , digito Delferiptas , ce que quelques-uns entendentà la lettre.D’autres expliquent par le minis-tère d’un ange ; d’autres de l’esprit deDieu , qui est quelquefois nommé le doigtde Dieu. D’autres enfin , que Moyse ins-piré de Dieu & rempli de son esprit lesécrivit, explication qui paroi t la plus na-turelle.
On fait que Moïse descendant de lamontagne de Sinaï , comme il rapportoitles premicres tables de la loi , les brilá
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d’indignatìon en voyant les Israélites ado-rer le veau d’or : mais quand ce crime futexpié, il en obtint de nouvelles qu’il mon-tra au peuple , & que l’on conservoit dansl’arche d’alliance.
Les Musulmans disent que Dieu com-manda au Burin céleste, d’écrire ou degraver ces tables , ou qu’il commanda àl’archange Gabriel de se servir de la plume,qui est 1 invocation du nom de Dieu , &de l’encre qui est puisée dans le fleuve deslumières pour éçrire les tables de la loi.Ils ajoutent que Moïse ayant laiste tomberles premieres tables , elles furent rompues,& que les Anges en rapportèrent les mor-ceaux dans le ciel, à la réserve d’une piecede la grandeur d’une coudée , qui demeurasur la terre & qui fut mise dans l’arched’alliance. D’Herbelot, biblioth. orientale xp. 64g. Calmer. DHL de la bible.
Table du Seigneur, {crit.sacrée.)c’eít la table de 1 eucharistie , où en man-geant le pain & en buvant le vin sacré ,le fidele célébré la mémoire de la mort Lcdu sacrifice de J. C. c’est pourquoi leschrétiens, du temps de Tertullien , appel-leront leur culte sacrifice , & fe servirentdu mot à'autel , en parlant de la table duSeigneur. On donna ce nom d 'autel,parce que le fidele qui s’approche de latable du Seigneur , vient lui-même s’of-frirá Dieu , comme une vicHme vivante :car l’exprefïion être debout à L autel , dé-signe proprement la victime qui fe présentepour être immolée ; comme il paroît parce vers de Virgile, Géorg. /. //. & duc -tus cornu stabit face r hircus ad aram.Ainsi quand S. Paul dit , Epi t. au » Hé-breux , ch. xiij. V. 10. nous avons un autelsc’est une expression figurée, dont le sens estu nous avons une' victime, savoir I. C.o à laquelle ceux -qui font encore attachés», au culte lévitique, nesauroient avoir de» part En ester, les premiers chrétiensn’avoient point d 'autels dans le sens propre,& les payens leur en faisoient un crime ,ne concevant pas qu’il pût y avo r une re-ligion fans victimes & lans autels. Philonappelle les repas sacrés, la table du Sei-gneur. ( D. J.)
Tables, lois des dôme , ( Hìfi. Rom.)code de lois faites à Rome, pat les