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se fabrique à-peu-près comme les glacesde miroirs ; il est toujours un peu plusétroit par un bout que par l’autre, & aenviron deux pies & demi en quarté detout sens : il n’a point de boudiné , & sertâ mettre aux portières des carrosses delouage ou de ceux où l’on ne veut pas fairela dépense de véritables glaces ; on en metau/Iì aux chaises à porteurs. Les tables deverre se vendent au ballot ou ballon com-posé de plus ou moins de hene, suivantque c’est du verre commun ou du verre de
couleur. Savary. (D. J.)
TABLE se dit au jeu de tri cl rac des deuxcôtés du tablier où l’on joue avec des da-ines , & dont on fait des cases.
La table du grand jan est celle cjui estde I autre côté , vis-à-vis celle du petit jan.On l’appelle table du grand jan , parce quec’est là qu’on le tait.
La table du petit jan , c’est 1 a premieretable où les dames font empilées.
Le mot de table se prend encore quel-quefois pour les dames mômes. VoyezDames.
TABLE , ( Ecomm. domestiq.) c’est unmeuble de bois, dons la partie supérieureest une grande surface plane , soutenue sui-des piés ; il est destiné à un grand nombred’ufage dans les maisons j il y a des tablesà manger, à jouer , à écrire. Elles ontchacune la sonne qui leur convient.
TABLE , mensa , ( Antiq. rorn. ) lesRomains étalèrent une grande magnificencedans les tables dont ils ornèrent léurs salles& leurs autres appartemens ; la plupartétoient faites d’un bois de cedre qu’on ti-roir du mont Altas , selon le témoignagede Pline , 1 . XLIII. c. xv. dont voici ícstermes : slhas mons peculiari proditursylvâ ; confines ci mauri , quibus plurimaàtbor cedri , & mensarum insania qiiasfaeminae viris contrà margirìtas , tegerunr.On y employoit encore quelquefois unbois beaucoup plus précieux, Lignum ci-trum , qui n’est pas notre bois de citron-nier , mais d’un arbre beaucoup plus rareque nous ne connoissons pas , & qu’onestimoit singulièrement à Rome. II falloitêtre fort riche pour avoir des tables de cebois ; celle de Cicéron lui coûtoit près dedeux mille écus ; on en vendit deux entreTome XXXII.
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les meubles de Gallus Asinius , qui montè-rent à un prix si excessif, que s’il en fautcroire le même Pline , chacune de ces ta-bles auroit suffi pour acheter un vastechamp. y 0 ye\ CITRONNIER.
L’excès du prix des tables romaines pro-venois encore des ornemens dont ellescroient enrichies. Quant à leur soutien ,celles a un seul pie le nommoient mono-podia , celles fur deux piés bipèdes ; &celles fur trois piés tripe des ; les unes & lesautres étoient employées pour manger ;mais les Romains ne se servoient pas, com-me nous, d’une feule table pour tout le re-pas , ils en avoient communément deux ;la premiere étoit pour tous les services dechair & de poisson ; ensuite on ótoit cettetable , & l’on apportoit la seconde sur la-quelle on avoit servi le fruit ; c est a cetteseconde table qu’on chantoit & qu on faí-soit des libations. Virgile nous apprendtout cela dans ces deux vers de l'Enéide ,où il dit :
Pojlqaetni prima quies epulis , menfx-que remotje
C rateras magnos Jlatuunt , & vina co-renant.
Les Grecs & les Orientaux étoient dansle môme usage. Les Hébreux même dansleurs fêtes solemnelles & dans leurs repasde sacrifice avoient deux tables ; à la pre-miere ils se régaloient de la chair de la vic-time , & à la seconde ib donnoient à laronde la coupe de bénédiction , appellée lacoupe de louange.
Pour ce qui regarde la magnificence desrepas des Romains & le nombre de leursservices, nous en avons parlé fous ces deuxmots. Autant la frugalité étoit grande chez
premiers Romains , autant lem luxe ence genre étoit extienie stir la fin de la répu-blique ; ceux même dont la table étoitmesquine étaloient aux yçux des convivesroute la splendeur de leurs buiíets. Mar-tial , /. IV. cpigr. se plaint agréablementde cet étalage au milieu de la mauvaisechere de Varus.
Ad c tenant nuper Varus me forcé va-cavit
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