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Tome trente-deuxième.
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Ornants, dires ; parvula c<xna fuit.

jjuro non d api h us oncratur mensa , mi-ni fi ri

Apponunt oculis plurima , pauca guhe.

Tune ego non oculos , Je d ventrempascere veni ,

JLut appone dapes , Viire, vel aufer opes.

Ces vers peuvent rappelles au lecteur leconte de M. Chevreau, qui est dans leChevreana , tome II. „ Je me souviens ,»> dit-íl , que Chapelle & moi ayant été» invités chez *** qui nous régala suivant» sa coutume , Chappelle s’approcha de

moi immédiatement après le repas, &„ me dit à l’oreille : Où allons-nous dîner» au sortir d’ici » f

J’ai parlé ci-dessiis des tables des Ro-mains , à un , à deux & à trois pies , maisje devois ajouter que leur forme fut très-variable ; ils en eurent de quarrées , delongues , d’ovales, en fer à cheval , L'c.toujours suivant la mode. On renouvellasous le régné de Théodore & d’Arcadiuscelle des tables en demi-croissant, & onles couvroit, après avoir mangé , d’une el-pece de courte-pointe ou de matelas pourpouvoir coucher dessus & s’y reposer ; ilsne connoissoient pas encore nos lits derepos, nos duchejjes , nos chaises longues.A cela près, le luxe des seigneurs de lacour du grand Théodore & de ses fermiersméritoit bien la censure de saint Chrysostô-me. On voyoit, dit—il , auprès de la tablefur laquelle on mangeoit, un vase d’or quedeux hommes pouvoient à peine remuer ,& quantité de cruches d’or rangées avecsymmétrie. Les laquais des convives étoientde jeunes gens , beaux , bienfaits, aussirichement vêtus que leurs maîtres & quiportoient de larges braies. Les musiciens ,les joueurs de harpes & de flûtes amusaientles conviés pendant le repas. II n’y avoirpoint à la vérité d’uniformité dans l'ordredes services , mais tous les mets étoientfort recherchés ; quelques-uns commen-çoient par des oiseaux farcis de poiííònhaché , & d’autres donnoient un premierservice tour différent. En fait de vins, onvouloir celui de l’île de Thasos , si renom-mé dans les auteurs grecs & latins. Lcnombre des parasites étoit toujours con-

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sidérable à la table des grands & des gensriches ; mais les dames extrêmement paréesen íáisoient le principal ornement ; c’estaussi leur luxe effréné que saint Chrysostô-me censure le plus. » Leur fasie , dit—il ," n’a point de bornes : le fard régné fur” leurs paupières & fur tout leur visage ;» leurs jupes font entrelacées de fils d’or ," leurs colliers font d’or, leurs bracelets font» d’or ; elles vont fur des chars tirés pat” des mulets blancs dont les rênes fonr" dorées, avec des eunuques à leur fuite »” & grand nombre de femmes & de filles” de chambre ». Il eíì vrai que ce train dedames chrétiennes respire excessivement lamollellè. Mais quand saint Chrysostôme dé-clame avec feu contre leurs souliers noirs,luisans, terminés en pointe , je ne lai quelssouliers plus modestes il vouloit qu’ellesportastònt. ( D. J. )

Tables , ( Luth. ) On appelle en géné-ral tables , en terme de luthier, touteplanche de bois très-mince & d’une cer-taine étendue , qui forme le deffiis ou ledestòus des instrumens à corde : ainsi leviolon , la viole , la basse , &c. font formésde deux tables ; le clavecin a fa table , &c„( F. D. C. )

TABLEAU , f. m. ( Peinture. ) repré-sentation d’un sujet que le peintre renfermedans un espace orné pour l’ordinaire d’uncadre ou bordure. Les grands tableauxfont destinés pour les églises, salions , ga-leries & autres grands lieux ; les tableauxmoyens , qu’on nomme tableaux de che-valet , & les petits tableaux se mettentpar-tout ailleurs.

La nature est représentée à nos yeuxdans un beau tableau. Si notre esprit n’yest pas trompé , nos sens du-moins y fontabusés. La figure des objets, leur couleurBc (les reflets de la lumière , les ombres >enfin tout ce que l’œil peut appercevoir setrouve dans un tableau , comme nous levoyons dans la nature. Elie fe présentedans un tableau fous la même forme oùnous la voyons réellement. II semble mêmeque l’ceil ébloui par l’ouvrage d’un grandpeintre , croit quelquefois appercevoir dumouvement dans ses figurât.

L'industrie des hommes a trouvé quel-ques moyens Fe rendre les tableaux plus