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Tome trente-deuxième.
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Lc espacés les uns des autres Z certainedistance , pour porter des livres dans unebibliothèque. Ges Tortes de tablettes lotitquelquefois décorées d’architecture com-posée de montans , pilastres , consoles ,On les appelle austi ar-

L A tí

posée de

corniches , &c

moires.

Tablette de cheminée , c’est une planchede bois ou une tranche de marbre pro-filée d’une moulure ronde , posée sur lechambranle, au bas d’un attique de che-minée.

Tablette de jambe étriere , c’est la der-niere pierre qui couronne une jambe etnti-re , & qui porte quelque moulure en failliefous un ou deux poitrails. On la nommeimposte ou coujfinet , quand elle reçoit uneou deux retombées d’arcade. Daviler.

(D. J. ) .. . .

Tablette la ( Fortification. ) c’estdans la fortification le revêtement du pa-rapet au-destus du cordon, (q)

Tablette , ( uflencile céouvriers. ) latablette du boulanger est un ais fur lequelil met le pain dans fa boutique.

La tablette du chandelier est une efpecede petite table fur laquelle il pose le mouledont S il se sert pour taire de la chandelle.

( />■ T - ) "...

La tablette de la presse d’imprimerie est

faite de deux planches de chêne , chacuneenviron de deux pies de long fur quatrepouces de large & seize à dix-huit lignesd’épaisseur , jointes lune contre s autre ;elles font arrêtées par les deux extrémités( au moyen de deux especes de chevillesde bois quarrés, qui vont néanmoins unpeu en diminuant d’une extrémité a 1 au-tre ; leur longueur est de cinq à lix poucesde diamètre ; elles fervent , & on lesappelle austi clé de la tablette ) , parcequ’elles entrent avec elles dans des mor-taises prises dans l’épaisseur & dans le de-dans de chaque jumelle : ces deux plan-ches font cependant entaillées quarrémentdans leur milieu , pour donner pasiage àla boète qu’elles entourent dans fa circon-férence , & maintiennent dans un étatfixe & stable , ainsi que la platine liée auxquatre coins de cette même boète. Foye\B0ete , Platine.

Tablette en cire , ( Littérat . ) en

TAE

latin tabula cerd linita ou illita ; on ap~pelle tablettes de cire des feuillets ou plan-ches minces enduites de cire , fur lesquelleson a long-temps écrit, à l’exemple desRomains , avec une efpece de ftile ou depoinçon de métal. Ces fortes de tablettescroient communément enduites de cirenoire , & quelquefois de cire verte, pourl’agrément de la vue. On en íaifoit ungrand nombre de portatives de différentesgrandeurs & largeurs, qu’on renfermoitdans un étui fait exprès, ou dans un coffre,ou même dans un sac.

Toutes ces sortes de tablettes ne sontpas encore perdues ; on en conserve dParis dans la bibliothèque du roi, danscelle qui étoit au collegedes Jésuites, danscelle des carmes déchaux , dans celle deSaint-Germain-des-prés & de Saint-Vic-tor j on volt encore des tablettes en cire àFlorence, à Geneve.

Les tablettes en cire de la bibliothèquedu roi font dans un maroquin rouge doré,Lt y font conservées apparemment depuislong-temps , puisque le porte-feuille a déjaété coté trois fois ; premièrement 12.72. ,ensuite 565 3 , & enfin 872.7 B. Ce porte-feuille a huit tablettes , toutes enduites decire noire des deux côtés , excepté une quine Test que d’un côté, & qui est vraisem-blablement la derniere d u livre. Toutes cespetites planches font détachées & fans nu-méro. On y distingue cepcndantle/o //0 reClod’avec le folio verso , par le moyen de ladorure qui est seulement du côté extérieurqu’on regardoit comme celui de la tranche.

Les huit tables dont nous parlons , con-tiennent les dépenses d’un maître d hôtel;mais elles font assez difficiles à déchiffrer ,à cause de !a poussière qui couvre la plupartdes mots. II y a des articles pro coquinâ ,pro pullis, pro avend : des articles pour lesbains, ad balnea\ tout y est spécifié en latin;les sommes sont toujours entrées en chif-fres Romains; les jours que se sont faites lesdépenses , y font marqués ; en forte qu’ons’apperçoit qui!n’y a dans chaque tabletteou feuillet que la dépense de quatre ou cinqjours: ce qui fait que tous les huit ensem-ble ne renferment que la dépense d’unmois ou environ. L’écrivain n’y nommejamais le lieu où s’est faite la dépense, non