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Tome trente-deuxième.
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plas que l'année ; mais par la ressemblancepour la grandeur des formes & pour lecaractère de l'écriture avec d’autres ta-blettes , on peut conclure que ces tablesde cire font de la sin du régné de Philippele hardi. Dans le haut d une des pages selit distinctement die lance , in festo omniumfanclorum : ce qui suffit pour désigner l an1283 , auquel la touílàint tomba effective-ment un lundi ; il y a des pages entieresqui paroistènt avoir été effacées en lesprésentant au feu.

r. Les tablettes en cire qui étoient aucollege des Jésuites, forment, commecelle de la bibliothèque du roi , sept ouhuit planches dont récriture est ía mêmeque celle des tablettes dont je vais bientôtparler. Ce font des comptes de dépenses ,autres que pour la bouche , mais toujourspour le roi ou pour la cour. Cannée y estmarquée íìmpsementpar anno LXXXIII,ce qui veut dire , selon les appparences,Tan 1283 ; le comptable fait souvent despaiemens à un Marçellus , lequel se trouvenommé fréquemment dans celles que lescarmes conservent, & qui sont certaine-ment de Tannée 1284.

Les tablettes écrites en cire , les moinsmal conservées,& les plus dignes de Tatten-tìon des historiens , par rapport au rognede Philippe 1 e hardi, font celles qui fontrenfermées avec les manuscrits de la bi-bliothèque des carmes déchaux de Paris.Elles consistent en 12 planches , dont il yen a deux qui contiennent la recette desdeniers du roi, fit dix autres qui contien-nent la dépense. Lorfqu’on a lu les quatrepages de la recette , & qu'on veut lire lesvingt pages de la dépense, il est bon deretourner les planches du haut en bas.

Les tablettes de S’aint-Germain-des-préslont fort gâtées ; dans les 16 pages qui lescomposent, fie dont les feuillets font sépa-rés , fans avoir jamais été chiffrés, on ap-perçoit seulement qu’il y a des dépensespour les achats dc faucons , pour desmessagers charges d’aller présenter descerfs à tels ou telles personnes ; fit d’au-tres messagers qui acheterent des droguesà Orléans pour Timpératrice de Constanti-nople qui étoit malade.

Le docteur Antoine Cocchi MucîiellaniTome XXXII.

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a publié une notice imprimée des tablettesde Florence. Elles contiennent les voya-ges d'été du roi Plilippe le Bel en 1301 ; &ses tablettes de Saint - Victor , dont nousparlerons bientôt, contiennent les voya-ges d hiver de la même année. Elles ontete ecrites par le même officier qui a ré-dige les précédentes, fie n’en font, à cequ on dit, qu une continuation.

M. Cocchi a fait remarquer en généralque dans ces tablettes , à chaque jour duvoyage , il y a la dépense de la cour ensix articles ; savoir , pour le pain, le vinla cire, la cuisine, Tayoine 6c la chambre]fie qu’aprèsune traite d’un mois ou environ]le comptable donne Tétât du paiementdes gages des officiers , puis des cheva-liers fie des valets pendant cet intervalle.Après cela , il continue les différentes sta-tions du voyage ; fic asin qu’on pût juger deTutilité de ces tablettes, il rapporte les nomsdes officiers, chevaliers fie valets qui furentpayés, ùc. M. Cocchi finit par quelquesréflexions fur Pufage où Ton étoit alorsd’uscr d’eau rose fit de grenade après lerepas , fie cela , à Toccasion de quelque dé-pense de cette nature.

Les tablettes de Saint-Victor ont étéécrites par 1e même officier qui a rédigé lesprécédentes , fie n’en font qu’une conti-nuation ; elles renferment 26 pages.

Les tablettes que la ville de Genevepoffede , font des planches fort minces dela grandeur d’un in-folio , enduites de cirenoire. Elles contiennent la dépense journa-lière de Philippe le Bel, durant six mois,fie la fuite de celle de Saint-Germain-des-prés , ce qui forme onze pages. Les làvansde Geneve ont pris la peine de les déchif-frer , & d’en publier la notice dans la bi-bliothèque raisonnée , tome XXVIII. l\sen ont aussi communiqué une copie très-exactement figurée à M. Schoeflin, mem-bre de Tacadémie des inscriptions deParis.

Ces tablettes , postérieures à celles deSaint-Victor, de 6 ou 7 ans , compren-nent les articles des sommes payées à ceuxqui apportotent des présens au roi ■ desaumônes distribuées dans les lieux de sonpassage aux pauvres, à des religieux oureligieuses, à des gens qui venoient de tous

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