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La matière est ou excipiende ou excì-piente.
L’ excipiende est presque tout ce qui en-tre dans l’électuaire , tant les excipiens ,que les excipiendes. _
U excipients est toujours le meilleur sucredistous dans une liqueur appropriée,aqueuse & cuit à consistance convenable.
. Le choix demande quelques particula-rités.
_I1 faut que le remede dont il s’agit,soit solide & cassant, cohérent sans êtrevisqueux, qu’il se fonde aisément dans labouche , & qu’il ne soit pas désagréable àprendre.
Ainsi on ne doit guere y faire entrerles gommes , les extraits , les sucs épais,les terreux gras , fit autres semblables quidonnent trop de ténacité.
Ce n’est pas ici non plus le lieu des ma-tières qui ont une saveur ou une odeurdésagréable, parce que le remede doitou se fondre dans la bouche , ou êtremâché.
On ne fait point usage ici de sels , sur-tout de ceux qui se fondent, ou qui s’ex-halent : on emploie les poudres grossières,mais qui font molles ; point d’acide fos-siles , ils empêcheroient le sucre de secoaguler
On doit éviter les noyaux qui sont rem-plis d une huile qui se ccrrompt facile-ment , li le malade doit user du remedependant Iong-temps. La tablette étant so-lide , on peut y faire entrer des remedestrès-puiíîàns , & qui même pèsent beau-coup , pourvu que le mélange soit bienexact.
On peut donner une bonne o leur auremede , en y mettant un peu d’ambre,de musc , de civette, ou bien lorsque lamasse est congelée, en la frottant avec desliqueurs qui sentent bon, comme des huilesessentielles, des essences odoriférantes ,&c. On peut aussi lui donner une couleurgracieuse, en répandant dessus, un peuavant qu’elle se refroidisse, des feuillesd’or ou d’argent , ou bien des fleursde différentes couleurs hachées bien me-nues. Le nombre des ingrédiens doit êtreen petite quantité ; l’ordre est le mcmeque dans les trochisques, fie dans les pilu-
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les, quoique souvent il ne s’accorde pafavec celui de la préparation.
La figure est indifférente , comme ellene fait ni bien ni mal à la vertu du remede,on peut en laisser le choix à l’apothicaire :car ou , lorsque la masse est prête à se goler , on la verse dans un boète pour quelleen prenne la figure , & c’estce qu’on ap-pelle pandale'on ; ou bien bayant versée,soit toute entiere , soit par parties , furun plan , on la forme en petites masses ,en maniéré de quarrés oblongs , de rhô tu-be , & c .
La masse de la tablette sc détermine très-rarement par les poids , ou par les mesu-res. Elle n’est pas si limitée , qu’elle nepuisse bien aller depuis une drachme jus-qu’à demi-once.
La dose s’ordonne par le nombre ; parexemple, suivant que les tablettes sontplus grandes ou plus petites ; par mor-ceaux , quand la masse n’est pas divisée ;par le poids, quand on y a fait entrer de3ingrédiens efficaces, fie alors la dose estplus grande ou plus petite , selon la forcefie la proportion de ces ingrédiens : ellene va cependant guere au - delà d’uneonce.
La quantité générale, quand elle est au-deslòus de quatre onces , ne sc prépare 'pas commodément. Si cependant on sesert des tablettes officinales , on en pres-crit qu’autant qu il en est besoin pour peude jours.
La proportion des ingrédiens excipientdes entr eux , se détermine facilement, enayant égard à la nature de chacun, au butqu’on se propose , aux précautions indi-quées ; celle de Y excipient à l’égard desexcipiendes , se connoît par ce qui fuit.
En général, on emploie fort bien 1e qua-druple , ou 1e sextuple de sucre , à raisondes excipiendes.
II saut avoir égard à la pesanteur spéci-fique , fit à la consistance des excipiendes.Ceux qui sont tròs-légers par rapport à leurgrand volume , demandent une quantitéplus considérable d excipient ; ceux quisont secs , durs, poreux , joints avec unepetite quantité de sucre, deviennent pres-que auíli durs que la pierre.
Si les excipiendes contiennent en eux-