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visée en soixante quatre carreaux blancs &noirs, fur lesquels on joue aux échecs ,aux dames & à d’autres jeux : on dit au-jourd’hui damier ; mais le mot tablier estbien ancien, car nous lisons dans Joinville,que le roi ayant appris que le comte d’An-jou , sonfrere, jouoitavec meísire Gautierde Nemours, >, il se leva , & alla tout" chancelant, pour la grande foiblestè de" lu maladie qu’il avoit, & quand il fut sur" eux , il print les dez & les tables, & les” gesta en la mer, se courroustànt tròs-" tort à son frere , de ce qu’il s’estoit« sitoust prins à jouer au dez , & que au-» trement ne lui souvenois plus de la» mort de son frere , le comte d’Artois ,» ne des périls desquels notre Seigneur» les avoit délivrés ; mais messire Gau-» tier de Nemours en fut le mieux payé ,« car le roi gesta tousses deniers, qu’il>, vit fur les tabliers , après les dez &» les tables , en la mer ». D ici. du com-merce. ( D. J.)
Taulier de tymbale , terme detymbalier , c’est le drapeau ou la bande-rolle en broderie d’or &: d’argent, qui eílautour des tymbales, & qui les enveloppe.II y a un pareil drapeau , mais plus pe-tit, qui pend aux trompettes militaires,&ce drapeau se nomme banderolle.(D.J.)
Tablier , ( Comm. ) terme usité enBretagne , particulièrement à Nantes ,pour signifier un bureau ou recette desdroits du roi.
Tablier , on nomme aussi à la Ro-chelle droit de tablier & prévôté', un droitde quatre deniers par livre de dévalua-tion des marchandises sortant par mer decette ville pour les pays étrangers , & laBretagne seulement. 1 /oye\ PRÉVÔTÉ.D ici. du Com.
2 'AB LIN U M , s. m. ( Litter. ) les au-teurs donnent des significations différen-tes à ce mot tablinum ; les uns disent quec’est un lieu orné de tableaux , les autresun lieu destiné à serrer des titres & papiers,& d’autres enfin prétendent que c’est sim-plement un lieu lambristê de menuiserie &de planches. (D. J.)
TABLOUIN , f. m. ( terme d'Artil-lerie ) planche 011 madrier dont est faitela plate-forme où l’on place les canons que
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l'on met en batterie. Les tablouins sou-tiennent les roues des affûts , & empê-chent que la pesanteur du canon ne lesenfonce dans les terres. On fait un peupancher cette plate-forme vers le parquer,afin que le canon ait moins de recul , &cqu’il soit plus aisé de le remettre en bat-terie. (D. J.)
TABOGA, ( Ge'og. mod. ) île de lamer du Sud, dans la baie de Panama. Ellea trois milles de long fur deux de large ,& appartient aux Elpagnols ; son terroirest en partie aride , & en partie couvertd’arbres fruitiers, fur-tout de cacaotiers.Latit. mérid. 1. Q D. J.)
TABON , s. m. Hijl. nat. Ornithol. )nom donné par les habitons des îles Phi-lippines à un oiseau qu’on appelle ailleursdai, & qui est remarquable pour la grosseurdes œufs qu’il pond ,* mais tout ce que lepere Nieremberg dit de cet oiseau est pure-ment fabuleux. {D. J.)
T'AB O CE, ( Geog. anc. ) ville d’Asie,dans les montagnes de la Parétacene , furles frontières de la Perse & de la Babylo-nie , suivant Quinte-Curí'e & Strabon.
TABORITES , f. m. p. ( Hifi. eccle'f.)branche ou secte d’anciens Nullités. Voy.Hussites.
Vers la fin du quinzième siecle , lesNullités s’étant divisés en plusieurs sectes,il y en eut une qui se retira sur une petitemontagne située en Bohème, à 15 lieuesde Prague , se mit sous la conduite deZilca , le bâtit un fort ou château , & luidonna le nom de 1 abor , soit par rapportà ce que le mot thabor lignifie en esclavon,un château , soit par allusion à la montagnede Tabor, dont il est fait mention dansrécriture ; quoi qu’il en soit , c’est de-làqu’ils ont été appellés Taborijles.
Ces sectaires pouffèrent la prétendue ré-formation plus loin que Jean Huss ne l’avoitfait lui-méme ; ils rejetteront le purgatoire,la confession auriculaire , fonction dans lebaptême , la transubstantiation , &c.
Ils réduisirent les sept sacremens del’église romaine à quatre ; savoir , le baptê-me , l’eucharistie , le mariage & l’ordina-tion.
Ils soutinrent hardiment la guerre contrel’empereur Sigiíinond ; le pape Martin Vj