Band 
Tome trente-deuxième.
Seite
484
JPEG-Download
 

4S4 TAC

même occupent un plus grand espace quen’occuperoit fur le soleil toute la surfacede la terre. Voye\ Eclipse.

A quoi Kepler ajoute qu’en i J47 le so-leil paroiíïoit rougeâtre , de méme quequand on 1 apperçoit à-travers un brouil-lard épais ; & il conjecture delà que lestaches qu’on volt dans le soleil sont uneespece de fumée obscure , ou nuages quiflottent fur fa surface.

' D’autres prétendent que ce font desétoiles ou des planètes qui paíïènt devantle corps du soleil. Mais il est beaucoupplus probable que ce font des corps opa-ques en manière de croûtes qui s’y forment,comme f écume fur la surface des liqueurs.

Plusieurs de ces taches paroiflènt n’étreautre chose qu’un amas de parties hétéro-gènes , dont les plus obscures & les plusdenses composent ce qu’Hévelius appellele noyau , & elles font entourées de touscôtés de parties plus rares & moins obscu-res,comme si elles avoient des atmosphères;mais la figure , tant du noyau que destaches entieres , est variable. En 1644Hévelius observa une petite tache qui, endeux jours de temps, devint deux fois plusgrosse qu il ne l’avoit vue d’abord , paroif-fant en même-temps plus obscure, & avecun plus gros noyau , & ces changemenssoudains étoient fréquens. II observa quele noyau commença à diminuer insensible-ment , jusqu’a ce que la tache disparut ,& qu’avant qu’il fe fût entièrement éva-noui , il se partagea en quatre portions quife réunirent de nouveau en deux jours detemps : il y a eu des taches qui ont duré2,3,10, 15, 20,30, & même , quoi-que rarement, 40 jours. Kirchius en aobservé une en 1681 , depuis le 26 Avriljufqu’au 17 Juin. Les taches se meurent

T A C

sur le disque du soleil d’un mouvement qutest un peu plus lent près du limbe que prèsdu centre ; celle que Kirch observa futdouze jours visible fur le disque du soleil ,& elle fut quinze jours derriere le disque ,selon la réglé ordinaire qu’elles reviennentau limbe 27 ou 28 jours après qu’elles enfont parties.

II faut enfin observer que les taches fecontractent près du limbe ; que dans lemilieu du disque elles paroiflènt plus éten-dues , y en ayant de séparées les unes desautres vers le limbe , qui sc réunifient enune feule dans le disque ; que plusieurscommencent à paraître dans le milieu dudisque , & que plusieurs disparaissent anmême endroit, qu’on n’en a vu aucune quis’écartât de son orbite près de l’horizon „au-lieu qu^Hévelius observant Mercuredans le soleil près de l’horizon , le trouveécarté de 27 secondes au-deflbus Je la routequ’il avoir d’abord tenue.

On peut conclure de ces phénomènes,i°. que puisque la dépression apparente deMercure au-deflòus de la route qu il de-vrait suivre , vient de la diìf.'renec des pa-rallaxes de cet astre & du soleil ; ces taches >dont la parallaxe est la même que celle dusoleil, doivent être beaucoup plus près delui que Mercure ; mais puisqu’elles ont étécachées derriere cet astre trois jours de plusqu’elles n’en ont passé sur celui de son hé-misphère qui nous est visible, il y a des au-teurs qui concluent delâ qu’elles n’adhe-rent pas non - plus à la surface du soleil ,mais qu’elles en font un peu éloignées ;mais il est d’autres auteurs qui ne sont pointde cet avis, & qui croient que les tachessont adhérentes à la surface du soleil. Kay.Soleil. (*)

(*) II y a des tr.hei dans 1c soleil, qu ! , après avoir disparu long-tcmps, reparaissent auméme endroit; M. Caflìni pensoit que la tache du mois de mai 1702 . était encore ’a mêmeque celle du mois de mai 1695 ( Mém. acad 1702 , page 140 ) ; c’est-à due , qu’eile étoit aumême endroit ; on n’en a guere vu qui aient paru plus long temp que celle qui fut observéea la fin de 1676 &c au commencement de 1677 ; elle dura pendant plus de 70 jours. ík parutdans chaque révolution (M. Caísini, Eumens d\ìfiron .pi-e 81 ), depuis l’anuéc 1650 jusqu’en1670 il n'y a p ;1S de mémoire qu’on en a t pu trouver plus d’une ou deux qui furent observéesfort peu de temps. Pour moi je puis dire que depuis 1-49 j isqu’à 1774 , je ne me rappelle pasd’avoir jamais vu le fole 1 fans-qu’il y eût des tache fur son disque , &c souvent un grand nom-bre ; c’eu vers le m.lieu du mois de septembre 1 763, que j’ai apperçu la plus grolìè Sc la plus