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2.". puisqu’elles naissent & disparaissent j diverses altérations , eu égard à leur gran-au-milieu du disque , & qu’elles l’ubiíïënt 1 deur , à leur figure <k à leurs densités ; on
noire que j’eussc jamais vue, elle avoit une minute au moins de longueur , en forte qu’elledevoir être trois tbis plus large que la terre entiere ; j’en ai vu auíll de rrès-groiìës le 15 aviil1764 Sc le 11 avril 1766 Gal.lée qui n’étoit point attache au syítême de l’incorrupnbUité descieux, penla que les taches du'foleil étoient une eípecc de fumée , de nuage ou d’écume quife formoit à la surface du soleil, 8c qui nageoir iur un océan de matière subtile 8e /laide.Hévelius étoit iiuiîì de cet avis ( Sélénogr, page 83 ) , 6c u reíutc fort au long, à cette occa-sion, le iyilême de l’incomiptibiiitc des cieux.
Mais il me paroît évident que si ces taches étoient auílx mobiles que le supposent Galilée 8cHévélius , elles ne seroieut point auífi. régulières qu’elles le font dans leurs cours ; bailleursla force centrifuge que produit la rotation du soleil, les porterait toutes veis un meme en-droit, au lieu que nous les voyons tantôt aux environs de l'équateur solaire , tantôt du côtédes pôles ; enfin elles reparaissent quelquefois précisément au même point où elles avoientdisparu ; ainsi je trouve beaucoup plus passable le sentiment de M. de la Hirc ( Hifl. de l’Açad.1700 ,pag. 118 , Mím. 1702 , pag, 138 ) , il pense que les taches du soleil ne sont que les emi-nences d’une masse solide , opaque , irrégulicre, qui nage dans la matière fluide du soleil, 8cs’y plonge quelquefois en entier. Peut-être austì ce corps opaque n’est que la malle du soleilrecouverte communément par le fluide igné, 8c qui, par le flux 8c le reflux de ce fluide , semontre quelquefois à la surface , 8c fait voir quelques-unes dc ses éminences. On expliquepar-Ià d’où vient que l’on volt ces taches fous tant de figures différentes pendant qu elles pa-raissent, 8c pourquoi après avoir disparu pendant plusieurs révolutions, elles reparaissent denouveau à la même place qu’elles devraient avoir , si elles eussent continué de se montrer.On explique par-là les sacules, 8c cette nébulosité blanchâtre , dont les taches font toujoursenvironnées, 8e qui font les parties du corps solide sur lequel il ne reste plus qu’une très-petitecouche de fluide. M. de la Hire pensoit , d’apròs quelques observations , qu’il falloit admettreplusieurs de ces corps opaques dans le soleil, ou supposer que la partie noire pouvoit se diviser,8c ensuite se réunir: 11 me semble qu’on explique tout en supposant une seule masse solideirrégulicre, dont les éminences peuvent être découvertes ou recouvertes par le fluide.
Les taches du soleil ont fait connoîtrè que le soleil tournoit sur lui-même autour de deuxpoints , qu’on doit appeller les pôles du soleil ; le cercle du globe solaire qui est à mêmedistance des deux pôles, s’appelle l’éqiateursolaire, 8c c’est à cet équateur que plusieurs phy-siciens ont cru devoir rapporter tous les mouvemens des corps célestesc’est parle mouve-ment apparent des ta.hes qu’on détermine la situation de cet équateur, c’est-à-dire, son in-clinaison 8c ses nœuds fur l’écliptique.
, Nous avons expliqué au mot Rotation , de quelle maniéré on déterminoit les longitudesd’une tache, vue du centre de la planète , 8c comment avec trois longitudes, on déterminoitles pôles de la rotation ; nous ajouterons ici une formule analytique pour parvenir au mêmeobjet. Soient les trois distances d’une tache ou pôle de l’écliptique, <1 b c, les deux différencesde longitude M 8c N , l’inclinaison de l’équateur solaire sur i’écliptiquc x , 8c la distance dela tache au pôle de l’équateur solaire _-y , 8c r sangle au pôle de l’écliptique entre le pôlesolaire 8t la premlere longitude observée , on aura l’expresïìon suivante pour la tangente de $solaire ^ amplement de la longitude de la tache , comptée depuis le nœud de l’équateur
(fin, a — fin, r cof ») ( co f a-ços fi) _ (fin, q — fin, b cos m ( cos a — cos c )fin. b íìn. m ( coTT^^cZnTTJ^^ÎInTTTrnrnsscôr^-côsT)d’où il sera aisé de connoîtrè les trois longitudes 8c latitudes de la tache , 8c par conséquentla position de l'équateur solaire ( Astronomie . an. 3153) On a vu au mot Rotation, le résul-tat des observations sur l’équateur solaire ; savoir , l’íncl.naison de 7 d le nœud ascendant à2 s 10d , 8c la rotation 25 jours , 14 heures ,8'.
Mous avons parlé des taches de la lune aux mots Libration 8c Sélénographie & destaches des autres planètes au mot Rotation. ’
Les ‘atellites mê œ ont des taches, à en juger par les variations qu’on apperçoit dans leurlum ere , i'ur-tout dans les satellites de saturne , dont un disparaît quelquefois totalement -mais ces ta.hes ne peuvent s’obí'erver, 8c les satellites font trop petits pour qu’on puisse y ries*distinguer. (M,de iaLaxve.) u j; j