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î’autre. On suppose que l’homme taciturneparierait, s’il ne craignoit de se démasquer,& qu’il laisserait voir au fond de son ame,s’il n’y receloit quelque chose de honteuxou de funeste. Ce n’est cependant quelque-fois qu’une maladie , ou la fuite d’une ma-ladie. 11 y a des nations taciturnes , desfamilles taciturnes ; on devient taciturneavec ceux qu’on craint.
TACODRUGITES , st m. ( Hifl.eccléj. ) nom de quelques hérétiques mon-tanistes ; il leur fut donné dune affecta-tion de recueillement qui leur faifoit porterleur second doigt dans une narine, ouplutôt fur leurs levres , comme des har-pocrates ; en sorte que ce doigt étoit com-me le pivot du nez.. On les appelloit parla même raison paffalofnichites ,phrygias-tes & montanijìes. Tacodrugites est forméde Tíisijf, pivot , & deuftsyyot, neç.
TAÇON , on donne ce nqm aux jeunessaumons. Voye ç SAUMON.
TACON , f. m. ( Imprimerie. ) on ap-pelle tacon les morceaux de la frisquetteque l’imprimeur y entaille, pour donnerjour aux endroits de la forme qu’on veutimprimer en rouge, & qu il colle fur le^r:i n d tympan , aíin de voir fi 1 ouverturede la frisquette & les morceaux qu onen a enlevés se rencontrent parfaitement.(1). J.)
TACITE , adj. (Grammé) sous-enten-du , quoique non exprimé. On dit une con-dition tacite , un consentement radie, unepaix tacite , une clause tacite.
Tacite réconduction, ( Jurij-■prud.) voye\ ci - devant RECONDUC-TION.
TACITURNITÉ , s. f. ( Morale. )comme la nation Françoise est fort vive ,& qu elle aime beaucoup à parler , il luia plu de prendre ce mot en mauvaise part;& d entendre par taciturnité , Tobserva-tiondu silence, dont le seul principe est unehumeur triste, sombre & chagrine ; maisnous n’adoptons pas cette idée vulgaire,parce qu’ellc ne nous paraît pas trop phi-losophique.
La taciturnité en latin taciturmtas dansCicéron , est cette vertu de conversationqui consiste à garder le silence quand le biencommun le demande,
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Les deux vices qui lui font opposés dansl’exccs , sont le trop parler lorfqu’il estnuisible , & le silence hors de saison , quiest préjudiciable à la communication qu’ondoit faire de ses connoissances, & aux prin-cipaux services de la société humaine.
La parole étant le principal interprètede ce qui se paíïè en-dedans de notre ame ;& un ligne dont Tissage est particulier augenre humain , la loi naturelle qui nousprescrit de donner a propos des marquesd une sage bienveillance envers ies autres,reglo auíîi la maniéré dont nous devonsuser de ce signe , & en détermine les justesbornes. La taciturnité par exemple , estrequise , toutes les fois que le respect dûà la divinité , à la religion établie ,, ou auxhommes mêmes qui font ros supérieurs,exige.de nous cette vertu.Elle est encore né-cessaire quand il s’agit des secrets de Tétât,de ceux qui regardent nos amis , notre fa-mille , ou nous mêmes , &c qui font detelle nature, que si on les découvrait ,on causerait du préjudice à quelqu’un ;fans que d’ailleurs en les cachant, on nuiseau bien public. {D. J.)
TACRIT ou TECRIT, ( Géogr. mod.}& par M. de la Croix , Tecrue ; villed’Asie , sur le tigre , au voisinage de laville de Bagdat. Tamerlan s’en rendit maî-tre Tan 796. de T-Hégire. Long. selonles tables arabiques de Nastìr-Eddin &d’Ulug-Beg, 78 , 20; lat. 34 , 30.
( D- /• )
TACT, LE, (Phyfiol.) le tact, letoucher , T attouchement , comme on vou-dra le nommer , est le plus fur de tous lessens ; c’est lui qui rectifie tous ies autres,dont les effets ne íeroient souvent que desillusions, s’il ne venoit à leur secours ; c’esten conséquence le dernier retranchementde Tincrédulité. Il ajoute à cette qualitéavantageuse, celle d’étre la sensation laplus générale. Nous pouvions bien ne voirou n’entendre , que par une petite portionde notre corps ; mais il nous falloit dusentiment dans toutes les parties pourn’être pas des automates, qu’on auroitdémontés & détruits, fans que nous eus-sions pu nous en appercevoir : la naturey a pourvu , par-tóut os, sc trouvent desnerfs & dc la vie, on éprouve plus ou