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Avec les nerfs la principale tissure de cettetoile épaisse. Les capillaires nerveux, aprèsavoir concouru par leur entrelacement à laformation de la peau, se terminent à lasurface externe ; là te dépouillant de leurpremiere paroi, ils forment une efpece deréseau , qu’on a nommé corps réticulaire.Ce réseau nerveux est déja une machinefort propre à recevoir simpreílîon des ob-jets ; mais l'exrrémité du nerf dépouillé defa premiere tuniques’épanouit , &c produitle mamelon nerveux; celui-ci dominant furJe réseau est bien plus susceptible d’ébran-lement , & par conséquent de sensationdélicate. Une lymphe spiritueuse abreuveces mamelons, leur donne de la souplesse,du ressort, & acheve par - là d en faireun organe accompli.
Ces mamelons font rangés fur une mê-me ligne, & dans un certain ordre , quiconstitue les sillons qu’on observe àlasur-peau , & qui sont si visibles au bout desdoigts , où ils se terminent en spirale.Quand ils y sont parvenus , ils s’alon-gent suivant la longueur de cette partie ,
. & ils s’unistbnt si étroitement, qu’ils for-ment les corps solides que nous appelionsongles.
Les capillaires sanguins , que nous ap-pelions lymphatiques & huileux, qui en-trent dans le tislu de la peau , s’y distri-buent à-peu-pròs comme les nerfs ; leurentrelacement dans la peau forme le réseauvasculaire , leur évanouissement fait í’epi—derme qui recouvre les mamelons , & quileur est si nécessaire pour modérer l'im-pression des objets, & rendre par-là cetteimpression plus distincte. Enfin, les glandessituées fous la peau servent à abreuver lesmamelons nerveux.
corporel L p'tfilrTcltepar des mamelons ou des h„„ p ^s reolles °pulpeuses , médullaires , nerveuses, mu-queuses , veloutées , en un mot de diver-ses especes , infiniment variées en figures& en arrangement, produites par les nerfsdurs qui rampent fur la peau , lesquels s’ydépouillent de leurs membranes externes,& par-là deviennent très-mols , & consé-quemment très-seníibles. U fuit, z°. queses houppes font humectées & arroséesTome XXXII.
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d’une liqueur très-fluide qui abonde fanscesse; 3 0 . que cette membrane fine &solide qu’on appelle épiderme , leur prêtedes sillons , des sinuosités où elles setiennent cachées, & leur sert ainsi dedéfense , sans altérer leur sensibilité.
Ces houppes ont la vertu de se retirersur elles-mêmes & de ressortir. Maìpighiqui a tant éclairci la mariere que nous trai-tons, a dit une fois qu’en examinant aumicroscope les extrémités des doigts d’unhomme délicat a un air chaud , il vit sor-tir les houppes nerveuses des sillons de l’é-piderme , qui fembloient vouloir toucher& prendre exactement quelque chose aubout du doigt. Mais ailleurs le mêmeMaìpighi ne parodiant pas bien certainde ce qu’il avoit vu , révoque presqueen doute cette expérience. 11 est proba-ble cependant que ces houppes s’élevent,comme il arrive dans le bout du teton ,qui s’étend par le chatouillement. Quandon présente des sucreries à un enfant quiles aime , & qu’on lui fe;t tirer la languedevant un miroir , on y voit de routesparts s’élever de petits tubercules. Le li-maçon en fe promenant fait sortir ses cor-nes , à la pointe defquelles font ses yeux,qui n’apperçoivent jamais de corps durs,fans que le craintif anima! n’entre dansfa coquille. Nos houppes en petit sortentcomme les cornes du limaçon en grand ;ainsi, l’impression que les corps font furles houppes de la peau , constitue le ra ci,qui consiste en ce que l'extrémité du doigtétant appliquée à l’objet qu’on veut tou-cher , les houppes présentent leur surface àcet objet, & le frottent doucement.
Je dis d’abord que l’extrémité des doigtsdoit être appliquée à 1 objet qu’on veuttoucher ; j’entends ici les doigts de la mainplutôt que du pié ; cependant le tact îeferoit presque aussi bien avec le P ie 1 qu a-vec la main , fi les doigts du pie etoientplus.flexibles, plus séparés, plus exercés,& s’ils n’étoient pas encore racornis parle marcher , le poids du corps & la chaus-sure. J’ajoute , que les houppes préfeit-tent leur surface à l’objet , parce qu’enquelque forte , semblables à ces animauxqm dressent I oreille pour écouter , elless çlevent comme pour juger de l’objçc
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