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Tome trente-deuxième.
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intimes. Quelques - uns recommandentqu’on fasse avec la main du mort des fric-tions assez fortes & allez long-temps con-tinuées , jusqu’à ce que le froid ait gagné latumeur , ce qu'il est difficile d’obtenir ,puiíque le mouvement doit au contraireexciter de la chaleur. II y en a qui préfèrentla main d un homme mort de phthihe, áraison de la chaleur & de la sueur qu’onremarque aux mains des phthiiiques, qu’ontrouve très-souvent fort humides à 1 instantde leur mort. Suivant Bartholin , des per-sonnes dignes de foi ont usé avec succès dece moyen , & croient que la tumeur sedissipe à mesure que le cadavre se pourrit,ce qui arrive plutôt en été qu’en hiver. J’aivu plusieurs femmes venir dans les hôpitauxme demander la permission de tenir laplante du pié d’un homme à 1 agonie surnn goitre jusqu’à ce que cet homme fíìtmort , Mirant très-affirmativement queleurs meres ou d’autres gens de leur con-noistàncc avoient été guéries par ce moyen.Inexpérience doit tenir ici lieu de raison-nement : comment nier à des gens la pos-sibilité des faits qu’ils attestent, & qui leurdonne de la confiance pour une pratiquequi , par elle-mëme > ne peut inspirer quede l’aversion ? ( Y )

TACTILE , adj. ( PhyJ. ) se dit quel-quefois de ce qui peut tomber soys le sensdu tact ou du toucher..,

Quoique les petites parties des corpssoient matérielles, cependant elles ne font nitaCíiles , ni visibles, à cansede leúrpetitesse.

Les principales qualités tactiles font lachaleur , le froid , la sécheresse , lá dureté& rhumidité. Voye^ CHALEUR, Froid ,Dureté , &c. Cha/nbers.

TACTIQUE ( la) , est proprement lascience des movivémens militaires > oncomme le dit Polybe , sart d’astortir nnnombre d hommes destinés pour combat-tre ; de les distribuer par rangs & parfiles, & de les instruire de toutes les ma-noeuvres de la guerre.

Ainsi la tactique renferme l’exercice oule maniement des armes ; les évolutions,fart de faire marcher les. troupes, de lesfaire camper , & la disposition des ordresde bataille. C’étoit là ce qne les anciensGrecs faisoient enseigner dans leurs écoles >

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militaires , par des officiers appellés. tacti-ciens. Voyei Guerre.

II est aué de s’appercevoir de I’impor-tance de la -tactique dans la pratique de laguerre ; c’est elle qui en contient les pre-»nueres réglés ou les principaux élémens,& lans elle une armée ne íëroit q u’unirnníle confuse d hommes , également in-capable de se. mouvoir régulièrement &d attaquer ou de se défendre: contre Feu—nemi. C est par leurs grandes connoilfim-ces dans la tactique , que !es anciens capi-taines faisoient souvent ces manœuvresinattendues au moment du combat, quidéconcertoient l’ennemi , & qui leuralliiroient la victoire. » lis étoient plus» assurés que nous de la réussite de leurs», projets , parce qu’avec des troupes dres-

lées selon les vrais principes de fart mi-,1 litaire , ils pouvoient calculer avec pins„ de justestè le temps & la distance que les» difíèrens mouvemens requéraient. Aussi„ ne bornoient-ils pas les exercices auxn feules évolutions. Us. faisoient faire des>, marches d’un endroit à î’autre , en don-n nant attention au temps qu’ils y em?» ployoient, & aux moyens de remettre’> aisément les hommes en bataille. Ces» principes, diaprésleíquels tout le monden vouloit paraître se conduire , assuraientn la supériorité du général qui les possédoisn le mieux. C’étòient les généraux,qui' sté-» cidòient du sort des guerres. Le victa-» rieux pouvoit écrire , f ai vaincu les en—» nemis , & on ne le taxoit point de va-» nité. Le sage Epaminondas s’approprioicv> les victoires gagnées fous son comman-» dement. N 'en déplaise 1 ! Cicéron , Césarj> pouvoit en faire autant de la plupart des» siennes. Un savant architecte nefair pointo injustice à ses maçons , en prenant pôut>, lui seul shonneur de la construction dîna>> bel édifice ". Plein, milit. par M. Guií-chardt, te m. I. pag. J o.

C’est’ aux Grecs qu’on doit les premiersprincipes ou les premiers écrits fur la tac~tique j & c’est dans Thucydide, Xenophoâ& Polybe qu on voit les progrès de cetarc, qm, des Grecs , passa aux Romains.,chez lesquels d parvint à fa plus hauteperfection Du temps de Xénophon, I*science de w guerre s’étoit déja beaucoug