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la pierre avec les doigts, & de la fixeran périnée.
C’est cette opération à laquelle on adonné depuis le nom de petit appareil.On appelle encore ainíì l’incision qu’onfait sur la pierre engagée dans l’uretre.Pour la pratiquer on tire un peu la peaude côté , on incise la peau j & le canalde l’uretre dans toute l’étendue de lapierre ; on la tire avec le bout d’unesonde , ou une petite curette. La peaureprenant fa situation naturelle, couvrel’ouverture qu’on a faite à l’uretre, &empêche que l’uririe ne sorte par la plaie,qui très-souvent est guérie en vingt-quatreheures.
Du grand appareil. La méthode deCelfe étoit une méthode imparfaite à plu-sieurs égards: les grands sujets attaquésde la pierre étoient abandonnés aux tour-mens & au désespoir. Le petit appareilétoit la ressource des seuls enfans ; encorecette opération fe faisoit ridiculement.Gui de Chauliac prescrivoit la précautionde faire sauter le malade , pour que lapierre se précipitât vers les parties infé-rieures. On fouilloit fans lumière dans lavessie ; on n’avoir aucun égard à la struc-ture & à la position des parties quele fer intéreísoit. Enfin on chercha desréglés pour conduire les instrumens aveccertitude ; Germain Collot tenta le pre-mier une opération nouvelle qu’il imagina.Cette tentative, entreprise avec une har-diesse éclairée, donna les plus grandesespérances ; le malade qui en fut le sujetfur parfaitement guéri en moins de i J jours,comme nous savons dit au commence-ment de cet article.
Cette opération , malgré de si heureuxcommencemens , est reliée long-tempsdans l’oubli. Jean des Romains recherchala route qu’on pouvoit ouvrir à la pierre ;& enfin , par ses travaux , l’art de la tirerdans tous les âges devint un art éclairé.Marianus Sanctus son disciple , publia cetteméthode en 1^4. Elle a souffert en dif-íérens temps ôt chez différentes nationsdes changemens notables en plusieurspoints, & principalement dans Tissagedes inílrumens.
Pour la pratiquer , on fait situer le
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malade convenablement. Voyei LIENS.On lui passe un cacheter dans la vesse ,fur lequel on fait avec un lithotome álancette , une incision commune à lapeau & à Turetre , avec les précautionsque nous avons prescrites en parlant deTopération de la boutonnière , laquellene différé point de Tancienne méthodede faire le grand appareil pour Textrac-tion de la pierre.
Les bornes de cette incision exposoientles malades pour peu que leurs pierreseu fient de volume , à des contusions &à des déchiremens dont les suites étoientpresque toujours fâcheuses ; après Tinci-íìon , on mettoit le conducteur mâle dansla cannelure de la sonde, & on le pous-soir jusque dans la vessie. On glisíbitun dilatatoire sur le conducteur , afin d'é-carter tout le passage ; on retiroit ledilatatoire pour placer le conducteur fe-melle , & â la faveur de ces deux ins-trumens on portoit une tenette dans lavessie pour tirer la pierre.
Toutes ces précautions ne mettoientpoint à l’abri du déchirement & de lacontusion du col de la vessie. On sentitla nécessité d’étendre davantage l’ouver-ture vers cette partie. C’est cette coupeá laquelle on a donné le nom de coupde maître : elle a donné lieu à la varia-tion des lithotomes, comme nous sa-vons expliqué à cet article. Voyei Lv-THOTOME.
M. Maréchal a supprimé le dilatatoire ;il suppléa à son usage par Técartcment desbranches de la tenette , lorsqu’elle cil in-troduite dans la vessie. Il trouva de mêmequ’il étoit moins embarrassant de le servirdu gorgeret que des conducteurs, & il aban-donna totalement ceux-ci. Voye\ Goil-GER.ET.
Quelque perfection qu’on ait tâché dedonner à cette opération, elle a des défautsessentiels : la division forcée d’une portionde l’uretre , du col de la vessie, & de sonorifice ; la contusion des prostates , leur sé-paration du col de la vesse , comme si elleseussent été disséquées, sont des marques dudélabrement qui fuit nécessairement cetteopération. Si la pierre est grosse, & que lemalade ait eu le bonheur d’échapper aux
accidens