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Tome trente-deuxième.
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„ i o.La seconde cannelée,qui est la méme„ que dans le grand appareil ordinaire.„ y. Cacheter. Cependant elle fatisfe-„ roic mieux aux vues de cette méthode,„ st elle éroit un peu plus convexe, & que„ le bec fût plus long de deux lignes ou», environ que les secondes ordinaires.

» z°. IIfaut un bistouri {voye\ LlTHO-»» TOME.) , dont le tranchant soit large», environ de quatre ou cinq lignes , &» long environ de neuf ou dix , & que la*> pointe soit courte. Le manche doit être» fixé à la lame ; s’il est mobile , on l'astù-»> jettira à l’ordinaire avec une bande-», lette.

», 3°. Le gorgeret, comme pour l’opé-», ration ordinaire. (Voyez GORGERET.)

. », 4°. On a besoin de tenettes de toutes», especes,pour employer celle qui paroîtra», la plus convenable à chaque opération„ en particulier ».

Toutes ces différentes maniérés de pra-tiquer la taille au périnée, ont été imagi-nées dans la vue d'ouvrir un passage suffi-sant aux pierres qui ont un volume plusque médiocre , & d’éviter les contusionsinévitables dans l'opération du grand ap-pareil tel qu’on le pratiquoit avant frereJacques. Malgré ces perfections , il fautavouer qu’il n’est pas possible de faire ,par l’uretre & par le col de la vessie, uneouverture proportionnée au volume desgrosses pierres, c’est - à - dire , un ouver-ture qui mette à l’abri de meurtrissiires &de déchiremens violens.On n’exagere pointen disant que depuis vingt ans cent chi-rurgiens, plus ou moins versés dans l'opéra-tion de la taille , ont imaginé des instru-mens particuliers pour inciser le col de lavessie avec les prostates , des bistouris li-thotomes, des gorgerets à lame tranchante,qui agissent par des méchaniques différentes;mais quelque attention qu’on donne pourétendre ensuite, par l’introduction du doigt& par l’écartement gradué des branchesde la tenette, la plaie du col de la vessiepar de-là son òrifice , on sent toujoursbeaucoup de résistance pour l’extractiond'une grostè pierre ; sa sortie est difficile ,la nature des parties s’y oppose ; l’uretreest tiílu d e fibres aponévrotiques qui necèdent pas aisément; leur déchirement sera

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d’autant plus douloureux & accompagnéde,meurtrissures, que les parties èxtérieures 'auront été plus ménagées; car, plusTincisionextérieure fera étendue, moins il y aura derésistance, & plus l’extraction fera facile ,sur-tout lorsqu’o n aura coupé obliquementfort bas pour pouvoir tirer la pierre par lapartie la plus large de l’ouverture de san-gle que les os pubis forment parleur réunion.

Les expériences qui nous ont procuréles différentes méthodes dont nous venonsde parler , avoient pour objet d’ouvrir lecorps même de la vessie. Tous les prati-ciens à qui nous en sommes redevablescherchoient à découvrir la route que l’ondisoit avoir été tenue par M. Ra w. Onconvenoit généralement qu’une pierre pas-seroit avec moins de difficulté entre desparties charnues , capables de prêter dude se déchirer sans peine , qu'entre desparties aponévrotiques qui offroient beau-coup de résistance. Ce seroit sans contreditun avantage des plus grands, sur-toutdans le cas des pierres molles , qui , malgrétoutes les attentions de l’opérateur , sebrisent au passage par la résistance des par-ties ; cet inconvénient oblige à reporterplusieurs fois les tenettes dans la vessie ;on fatigue cet organe, & pour peu qu’il yait de mauvaise disposition de la part dusujet, les accidens qui surviennent causentsouvent des désordres irréparables.

C’ert par toutes ces considérations qu’ondesiroit pouvoir mettre communément enusage le haut appareil ; il met à l’abri desrielabremens du col de la vessie , d’où ré-sultent les fistules & les incontinencesd’urine : dans cette méthode la pierre netrouve à son passage que des parties d’unetisiùre astèz lâche : l’incision des partiescontenantes peut être suffisamment éten-due ; le corps de la vessie souffre sans ré-sistance une extension assez considérable,& une division qui disparoît presque tout-à-fait aussi-tôt que la pierre en est sortie ;ce seroit donc la méthode de préférence ,si certaines circonstances que nous avonsrapportées ne la rendoient souvent impra-ticable ; il y a même des cas où elle seroitpossible fans qu’on dût la mettre en usage/comme lorsqu’il faut faire suppurer & ìnon-difier une vessie malade. Tout concourt