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Tome trente-deuxième.
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des efforts qui chassoient une grande par-tie de l’eau qu’on poussoit dans la vessie.Dans un second malade , M. Foubert s’é-tant apperçu , en le sondant , que sa vessieetoit spacieuse , & en ayant jugé encoreplus sûrement par la quantité d’urine qu ilrendoit à chaque fois qu’il pissoit, il luirecommanda , la veille de l’opération ,de retenir le lendemain matin ses urines ,cc qu’il fit facilement, M. Foubert l’ayanttrouvé endormi lorsqu’il arriva pour tetailler.

La circonstance avantageuse d’unegrande vessie se trouve rarement dans ceuxqui ont des pierres , fur - tout lorsqu’ellesfont grostbs ; & c’est dans ce cas précisé-ment où il convient le plus de pratiquerla méthode dont nous parlons. L’auteur,consulté par un malade dont la vessie e'toitfort étroite, & qui rendoit, avec beaucoupde douleur , très peu d’urine à la fois, crutque son opération ne pouvoit convenirdans ce cas. II lui vint cependant en l’idéeque s’il accoutumoit le malade à boirebeaucoup , la quantité d’urine que forme-roit cette boistòn pourroit dilater peu-à-peu la vessie : cette tentative eut tout lesuccès possible ; car , non-sculementla ves-sie parvint à contenir une quantité d’urineastèz considérable pour permettre l’opéra-tion , mais de plus, le malade fentoit beau-coup moins de douleur en urinant.

M. Foubert eut recours au même expé-dient pour pouvoir tailler, par fa méthode,un homme qui urinoit atout instant & très-peu à la fois. Il commença à lui faire boirepar verrées, de demi - heure en demi-heure, le matin une chopine de tisanefaite avec du chiendent, de la réglistè &de la graine de lin. II lui augmenta cetteboisson de jour en jour de demi-septier ,jusqu’à ce qu’il fût parvenu à deux pintes.On s’appercevoit chaque jour de la dilata-tion de la vessie par la quantité d’urine quele malade rendoit à chaque fois. Au boutde huit jours, il en urinoit au-moins unverre 5c demi à la fois ; Lc avec bien moinsde douleur qu’auparavant.

Je me fuis étendu fur cette préparation ,parce qu’elle est d’une grande utilité. Encherchant à étendre l’usage de la méthode,M- boubert a rendu un service eíïèntiel

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à tontes les autres, dont le succès dépendtrés-souvent de l’état de la vessie. Si ectorgane est racorniles instrumens qu’on yintroduira le fatigueront, & pourront mê-me le blester , quoique conduits par lesmains les plus habiles. J’ai éprouvé plu-sieurs fois futilité de la préparation pres-crite par M. Foubert ; elle doit palier endogme , & être mise au rang des décou-vertes les plus avantageuses, qu’on aitfaites fur la taille , depuis cinquante ansqu’on travaille fans relâche dans toutel’Europe , à la perfection de cette opé-ration.

II ne suffit pas que la vessie soit ca-pable de contenir une suffisante quantitéd’urine , il faut qu’elle en contienne effec-tivement pour que l’on puisse tailler sui-vant la méthode de M. Foubert. Cet au-teur a manqué quelquefois d’entrer dansla vessie avec le trocart dans des cas où ilne s’y trouva point d’urine , les maladesayant pisté un peu avant l’opération , fansen avoir donné avis. Pour se garantir decet inconvénient, il a trouvé un moyenbien simple , par lequel on peut s’asturerdu degré de plénitude de la vessie. On in-troduit un doigt dans l’anus , & avec lamain appuyée fur l’ypogastre , on fait plu-sieurs mouvemens alternatifs, par lesquelson peut connoître exactement,à-travers lesmembranes du rectum,le volume ou la.plé-nitude de la vessie. On s’appercevroit sa-crement , par cet examen, si la vessien etoit pas assez remplie d’urine ; alors ondistereroit l’opération.

Pours’assurer de la plénitude de la ves-sie , il y a encore un autre moyen trés-íacile & bien sûr. C’est qu’après avoir ac-coutumé les malades à boire plusieursjours, jusqu’à ce que leur vessie soit par-venue à contenir un verre ou deux d’u-rine : il faut, le jour qu’on doit faire l’o-pération , que le malade boive le matinune ou deux pintes de fa tisane ordinaire,& attendre , pour opérer , que lc besoind’uriner le presse ; dans ce moment, onappliquera le bandage de surette pour re-tenir les urines ( Planche IX.fig. 5 . ) , &on fera fur le champ l’opération.

Elle exige diftérentes précautions : ondoit être attentif, fur-tout dans les per-sonnes