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F Andalousie , la Castille, & se royaume deGrenade.
En 1662., cette place fut donnée àCharles II, roi d’Angleterre , pour la dotde fa femme , l’infante de Portugal. Elleétoit alors défendue par deux citadelles jmaïs comme les frais qu’il en coûtoit pourentretenir les ouvrages & la garnison ,consommoient, & au-delà , les avantagesqu’on pouvoit en retirer , les Anglois cé-dèrent la place démantelée , en 1684, auxrois de Maroc, qui en jouissent aujourd’hui.Long. suivant Ibn - Saïde , 8. 3 1 ì ^ aL35. 30. Long. suivant Harrès , t $. 54-
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Tanger , le , ( Géog. moi. I petiteriviere d’Allemagne , dans la vieille Mar-che. Elle a fa source près du village deColbits, & fe jette dans l’Elbe , à Tanger-mund, petite ville à laquelle elle donne sonnom.
TANGERMUND, ( Géog. moi. ) villed’Allemagne , dans le cercle de la basse-Saxe , à l’embouchure du Tanger , dansl’Elbe , à dix lieues au nord - ouest de’Brandebourg , & à deux de Standel. Long.
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TANGIBLE , voye\ Varticle Tac-tile.
TANGO , ( Géog. moi. ) une des huitprovinces de la contrée froide du nord de1 empire du Japon ; elle a une journée &demie de largeur du sud au nord, & fepartage en cinq districts ; c’est un pays pas-sablement bon, & la mer le fournit abon-damment de poissons, d’écrevisses, Ac.(/>./.)
TANGUE DE MER , ( Hist. nat. )forte de fable marin. Ce fable que les rive-rains des côtes maritimes de la bafse-Normandie ramaslent fur les terres bassesde la mer , pour la culture & l’engrais deleurs terres, ou pour en former le sol a ufeu, est une efpece de terre sablonneusebeaucoup plus légere que les fables com-muns des fonds de la mer & du bord descôtes; ces derniers sont ordinairementblancs , roussâtres , jaunes, & d’autresnuancés, suivant la nature de ces fonds ;ils sont aussi lourds, denses & pierreux ; latangue au contraire est très-légere , & ap-proche plus de la qualité de la terre ; c’est
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aussi par cette raison qu’elle se charge plusaisément du sel de l’eau de la mer.
La marée apporte journellement la tan-gue le long des côtes des amirautés- deGranville , Coutances , Port-Bail & Carte-ret, Cherbourg & d’Isigny , les riverainsvoisins de ces côtes, & même les labou-reurs éloignés de plusieurs lieues de la mer,viennent la chercher.
Les uns répandent la tangue telle qu’ilsl’apportent du rivage ; les autres en fontdes tas, qu’ils nomment tombes & forieres ,qu’ils forment de cette tangue , & debonnes terres qu’ils mêlent ensemble , &quand ce mélange a resté quelque tempsen masse , où il se mûrit, les laboureurs lerépandent fur les terres qu’ils veulent en-semencer.
Les laboureurs & les sauniers connoif-sent quatre efpeces de tangue ; ils nom-ment la premiere la tangue légere \ elle estde couleur gris-blanehe ou cendrte claire,& la vivacité du soleil en rend la superficietoute blanche ; il y a tangue usée , que cesouvriers rejettent après qu’ils en ont deuxou trois fois tiré le sel.
La tangue légere est celle que l’on ra-masse fur la superficie des marais falans ,&fur les terres voisines des embouchures desrivières où la marée l’apporte facilement àcause de fa légèreté ; cette efpece de fableest fort imprégnée de la qualité du sel ma-rin ; on le ramasse avec un rateau formédu chanteau du fond d’un tonneau ; plusle soleil est vif, plus cette tangue a dequalité , parce qu’elle est plus chargée desel ; ceux qui la ramassent n’en enîeventsouvent que l'épaisseur au - plus de deuxlignes ; c’est cette efpece de fable que lessauniers recueillent pour la formation dusel au feu, Lt celle que prennent les labou-reurs éloignés du bord de la mer pouréchausser leurs terres ; cette tangue étantpar fa légèreté plus facile à transporter. Onla trouve qudquefois à plusieurs lieues dela côte.
On ramasse la tangue ordinairement emhiver , temps où l’on n’est point occupé àla culture de la terre , ni à leurs récoltes ,& ou les sauniers la négligent ; ils préfèrentpour ce travail les chaleurs de l’été.
La deuxieme efpece de tangue se nomme