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Cano , en latin Canus (Melchior), re-ligieux dominicain , & Pun des plus favansthéologiens espagnols du xvj. siecle, naquità Tara{onz > 6c se rendit habile dans leslangues , la philosophie & la théologie. IIenseigna cette derniere science avec beau- ;coup d’éclat dans l’université de Salaman-que. Il assista , comme théologien , auconcile de Trente , fous Paul III, & futensuite fait évêque des Canaries en 1552..Comme il vouloir Rattacher á la cour , ilne garda pas long-temps son évêché. Phi-lippe II le considéra beaucoup. II fut pro-vincial de Caílille , & mourut à Toledeen i$6o.
Nous avons de lui plusieurs ouvrages,entr’autres, son traité latin , intitulé : lo-corum theologicorum libri duodecim , &qui no parut qu’aprcs fa mort ; il eíl écritavec élégance , mais il a le défaut de con-tenir de longues digressions & des questionsétrangères au sujet. L’auteur s’y montrenéanmoins un homme d’esprit très-versédans les belles - lettres & dans la con-noissance de 1 histoire ecclésiastique mo-derne , je n’en veux pour preuve que lepassage suivant.
» Je le dis avec douleur , & non dans" le dessein d’insulter personne ( c’est Ca-r> nus qui parle ) , Laërce a écrit avec plus,3 de circonspection les vies des philo fo-„ phes, que ies Chrétiens n’ont écrit celles,3 des saints ; Suétone est plus impartial,1 &: plus vrai dans 1 histoire des empe-,3 reurs , que ne le font les écrivains ca-„ tholiques, je ne dirai pas dans celles„ des princes , mais dans celles des mar-,, tyrs , des vierges & des confesseurs,
d’autant que Laè'rce & Suétone ne ca-„ chent ni les défauts réels des philosophes„ & des empereurs les plus estimés , ni,, même ceux qu’on leur a attribués ; mais„ h plupart de nos écrivains font ou lì,» passionnés , 011 fi peu sincères, qu’isi,3 ne donnent que du dégoût ; outre que>1 je fuis persuadé que , bien-loin.d’avoir,3 fair du bien à 1 égide , ils lui ont au» contraire fait beaucoup de tort. .. De" plus , il est incontestable que ceux qui
écrivent l’histoire ecclésiastique, en y” mêlant des faussetés ou des déguifemens,» ne peuvent être des gens droits & lìn-
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» cotes, & que leurs ouvrages ne font>3 composés que dans quelques vues d’in->3 térêt, ce qui est une lâcheté , ou pour» en imposer aux autres, ce qui est per->3 nicieux >3. ( I). J. )
, TARBES , {Géog. moi.) ou TARSE ,ville de France , capitale du comté deBigorre , fur la rive gauche de l’Adour,dans une belle plaine , à neuf lieues ausud-ouest d’Ausch , & à six au levant dePau.
Cette ville a succédé à l’ancienne Bi-gorre , nommée Begora , cafirum bego-rense , qui fut ruinée avec la plupart desautres villes de Gascogne, par les invasionsdes Barbares. Tarbes s’eíì accrue de sesruines , &c a été bâtie à plusieurs reprises.Son église cathédrale est dans le lieu oùétoit cajlrum begorrhen.se , appellé par cetteraison aujourd nui la Sede. II y a danscette ville , outre la cathédrale , une égliseparoissiale & deux couvens, l’un de cor-deliers & l’autre de carmes. Les PP. de ladoctrine ont le college & le séminaire. Lasénéchaussée de Tarbes est du restòrt duparlement de Toulouse.
L’évêché de Tarbes , ou pour mieuxdire , de l’ancienne Bigorre , n’est pasmoderne ; car son évêque assista au conciled’Agde en 50 6. Cet évêque est suffragantd’Ausch , & préíident-né des états de Bi-gorre. Son diocèse renferme trois censquatre-vingt-quatre paroisses 011 annexes,& vaut environ vingt-cinq mille livres derevenu. La ville de Tarbes éprouva en1750 une seconde de tremblement de terrequi combla feulement une vallée voisine.Long. 1 j. 3$ \ latit. 4.3. 10. {B. J. )
TARCOLAN, ( Géog. moi . ) ville desIndes , dans le royaume de Carnate , aunord de Cangivouran dont elle dépend.C’étoit une ville assez considérable , pen-dant que les rois de Golconde en étoienCles maîtres ; mais elle a perdu tout ionlustre fous le grand mogol, qui a réduitson enceinte à une très-petite étendue.{D. J.) ,
TARDENOIS, le , {Géog. mod.) enlatin du moyen âge , tardenenfis ager »petit pays de France dans le Soiíïònnois,au gouvernement de l iste de France. Son, chef-lieu est la Fere en Tardénois. {D. J.)
TARDER,