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Tome trente-deuxième.
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T A R

TARDER, v. neut. & act. (Gram.)tî’arriver pas assez tôt. Ne tardes pas. Lespluies ont fait tarder les couriers. Le crimene tarda pas à être puni. On dit que lalune tarde ; qu’une horloge tarde. Tarderfe prend aussi pour différer ne tardc\pas votre réconciliation , pour attendreavec impatience ; il me tarde bien d avoirc-ette épine hors du pié.

TARDIF , adj. ( Gram. ) qui vient troptard , qui est lent à produire , à croître ,à venir , à exécuter , éíc. II se dit deschoses & des personnes ; un arbre tardif ;un fruit tardif ; un esprit tardif. Unemort prompte vaut mieux pour celui quiconnoît les maux de la vie, qu’une gué-rison tardive. Le bœuf & la tortue sontdes animaux tardifs. De tardif, on en afait tardivite'\ mais il est peu d’usage : on litcependant dans la Quintinie , hâtwué &tardivité.

TARDONE. Voyei TADORNE.TARDOUERE , la , ou LA Tar-DOIRE , (Géog. mod.) riviere de France ,qui est souvent à sec. Elle a sa sourcedans le Limousin , près de Charlus, ar-rose le Poitou , l’Angoumois, & tombedans la Charente. Ses eaux font sales ,bourbeuses & propres pour les tanneries(D. /.)

TARD-VENUS , f. m, pi. ( Hift. deFrance.) ou Malandrins; c’étoientdegrandes compagnies composées de gens deguerre , qui s’assembloient fans être auto-risées par le prince , & se nommoient uncheí ; elles commencerent à paroître enFrance, suivant le continuateur de Nangis.en 1360 , & furent nommés tard-venuslaquer de Bourbon , comte de la Marchefut tué à la bataille de Briguais, en vou-lant dissiper ces grandes compagnies quiavoient déíolé la France , 6c qui passèrentenluite en Italie. HénauLt. (D. J.)

TARE , f. f. ( Com. ) signifie tout défaut ou déchet qui se rencontre sur lepoids ; la qualité ou la quantité des mar-chandises. Le vendeur tient ordinairementcompte des tares à l’acheteur.

Tare se dit encore du rabais ou diminution que l’on fait fur la marchandise parrapport an poids des caistès, tonneaux &emballages. Ces tares font différentes fuiTome XXXII.

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vant la diverse nature des marchandises, yayant même beaucoup de marchandises oùl’on n’accorde aucune tare : quelquefoiselle est réglée par l’u sage ; inais le plus sou-vent , pour obvier à toute contestation ,l’acheteur doit en convenir avec le ven-deur. Les tares font beaucoup plus commu-nes en Hollande qu’en France. Le sieurRicard , dans son traité du négoce d’Ams-terdam , ch. vij. de Y édit. de zjzz , estentré sur cette matière dans un grand dé-tail dont voici quelques exemples.

La tare de I’alun de Rome est de quatreivres par sac :

De l’azur , trente-deux livres par barril :

Du beurre de Bretagne & d’Irlande ,vingt pour cent :

D11 poivre blanc , quarante livres parbarril ; du poivre brun , cinq livres :

Du quinquina , douze & quatorze livrespar seron , fec. Didt. de Com.

Tare d’especes , ( Com. ) diminu-tion que l’on souffre par rapport au chan-gement des monnoies. D ici. de Com.

Tare de caisse , ( Com. ) perte quise trouve sur les sacs d’argent , soit sur lesfausses especes , soit sur les mécomptes enpayant & en recevant. On passe ordinaire-ment aux caissiers des tares de caisses. '

Tare , f. f. ( Monnaie .) c’est ime petitemonnoie d’argent de la côte de Malabare ,qui vaut à peu-près deux liards. II en fautseize pour un fanon , qui est une petitepiece d or de la valeur de huit sols. Ceíont là les seules monnoies que les rois raa-labares fassent fabriquer & marquer à leurcoin. Cela n’empêche pas que les monnoiesétrangères d’or & d’argent , n’ayent unlibre cours dans le commerce, selon leurpoids ; mais on ne voit guere entre lesmains du peuple que des turcs 6c des fanons.

(D. J.)

Tare , f. m. ( Manne. ) nom que lesNormands & les Picards donnent au gou-dron. Voyez, Goudron.TAREFRANKE. Voy. Glorieuse

TAREIBOIA, f. m. {líff. nat. Ophiol )nom d une espece de serpent d'Amériquequi, ainsi que le caraboïa, est amphibie 'vivant dans i eau comme fur terre • ce fontfun & l’autre de petits sctpens entièrementnoirs, us mordent quand on les attaque,

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