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Tome trente-deuxième.
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mais leur blessure n’est pas dangereuse.

(D. J.)

TAREIRA ,f. m. (Hlst. nat. Ichthyol.)nom d’un poislòn des mers d’Amérique ,où on en pêche pour les manger , maisdont le goût est assez médiocre. Son corpsoblong & épais s’aménuife graduellementvers la queile. Sa tête s’éleve en deux émi-nences au-dessus des yeux , qui font jaunesavec une prunelle noire.Son nez est pointu;fa gueule est large , jaunâtre en-dedansarmée à chaque mâchoire & fur le palaisdes dents extrêmement pointues ; ce pois-son a huit nageoires, en comptant fa queueiourchue pour une ; mais toutes font d’unesubstance tendre, mince , douce , avec desrayons pour soutien. Ses écailles , délicate-ment couchées les unes fur les autres, fontfort douces au toucher. Son ventre estblanc , mais son dos & fes côtés font mar-qués de raies longitudinales , vertes & jau-nes. Maggravii, Hifi. brajìl. {D. J.)

TARENTASIA , (Geo?, anc.) ville desAlpes Graïennes, chez les Centrons. C’estaujourd’hui Moustier - en - Tarentaife.C D. J.)

TARENTE , (Ge'og. mod.) en latinTarentum ; voyez ce mot où l’on a faittoute son histoire. Tarente moderne , enitalien Tarento , n’occupe aujourd’huiqu’une.des extrémités de l’ancienne Ta-rentum , & l’on n’y trouve aucun vestigede la grandeur & de la splendeur qu’elleavoit autrefois ; tout le pays de son voisi-nage est presque désert.

C’est une petite ville d’Italie, dans laterre d’Otrante , au royaume de Naples,fur le bord de la mer, dans un golfe demême nom, à 15 lieues au fud-est de Bari& à 5$ est de Naples. La riviere Galefo enpasse à trois milles, quoiqu’elle en fût éloi-gnée de cinq du temps de Tite-Live ;vraisemblablement son lit s’est élargi ducôté de Tarente. Les habitans de cetteville font de misérables pêcheurs, & mêmedes efpeces de barbares redoutés des voya-geurs. Long. 3 <.8 glatit. 4 ° ■ ?o. (D. J.)

TARENTULE ou TARAN'I'ULE ,dans Vhistoire naturelle est un insecte ve-nimeux , dont la morsure a donné le nomà la maladie appellée taxantifme. Voyez

Tarautisme?

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La tarentule est une efpece d’ara'gnée,ainsi appellée à cause de la ville de Tarentedans la Rouille , où elle fe trouve princi-palement. Elle est de la grosseur environd’un gland ; elle a huit piés & huit yeux ;fa couleur est différente ; mais elle est tou-jours garnie de poils. De fa bouche sortentdouze efpeces de cornes un peu recour-bées , dont les pointes font extrêmementaiguës, & par lesquelles elle transmet sonvenin.

M. Geoffroy observe que fes cornes fontdans un mouvement continuel , fur-toutlorsque l’animal cherche fa nourriture, d’oùil conjecture qu’elles peuvent être des efpe-ces de narines mobiles.

La tarentule fe trouve en plusieurs au-tres endroits de l’Italie , & même dansl’ile de Corse ; mais celles de la Rouille fontles seules dangereuses. On prétend mêmeque celles-ci ne le font plus lorfqu’elles fonttransportées ailleurs. On ajoute que mêmedans la Rouille il n’y a que celles des plai-nes qui soient fort à craindre , parce quel’air y est plus chaud que fur les mon-tagnes.

M. Geoffroy ajoute que , selon quel-ques-uns , la tarentule n’est venimeuse quedans la saison de l’accouplement ; & Bagíividit qu’elle Test seulement pendant les cha-leurs de l’été , mais fur-tout pendant la ca-nicule ; & qu’alors étant comme enragée ,elle fe jette fur tout ce qu’elle rencontre.

Sa morsure cause une douleur qui d’a-bord paroît à-peu-près semblable à celleque cause la piquure d’une abeille ou d’unefourmi. Au bout de quelques heures, onsent un engourdissement, & la partie af-fectée fe trouve marquée d’un petit cerclelivide , qui bientôt après devient une tu-meur très-douloureufe. Le malade ne tardepas à tomber dans une profonde mélan-colie , fa respiration est très-difficile , sonpouls devient foible , la connoislànce di-minue ; enfin il perd tout-à-fait le senti-ment &le mouvement, & il meurt à-moinsque d’être secouru. Mais ces symptômes fontun peu différons, suivant la nature de latarentule & la disposition de la personne.Une aversion pour le noir & le bleu ; & aucontraire une affection pour le blanc , lo