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Tome trente-deuxième.
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les auteurs au rang des remedes destinésà Pusage intérieur , & Pur-tout Iorsqu’il estrectifié. II passe pour diurétique , diapho-rétique , hystérique, bon contre l’asthme,la paralysie , P épilepsie. Ce remede est peuusité ; & il n’a que les quajités communesdes esprits alkalis volatils , huileux. Onpourroit pourtant le donner à la dosemoyenne d’un gros , dans une liqueur ap-propriée.

L’huife distillée de tartre est rarementemployée , même dans Pusage extérieur ,& cela à cause de sa puanteur , qu’onpeut lui enlever, il est vrai, en trés-grande partie, en la rectifiant à Peau ; maiscomme cette huile n’a que les vertus com-munes des huiles empireumatiques traitéesde la même maniéré ; il est très-peu im-portant de préparer celle-ci par préférencepour Pusage médicinal. Voye\ AlkaliVOLATIL, fous le mot générique SEL ,& Huile ìempireumatique ,fous lemot Huile.

Les Chimistes employeur le tartre crud,rouge & blanc , comme fondant simple , &comme fondant réductif, dans la métal-lurgie ; mêlé à parties égales de nitre &brûlé , fait l’alkli fixe extemporaneum , ils’appelle encore j (lux blanc , avec demi-partie. de nitre flux noir, voye\ Fluxdocismatique ; il entre dans le réguled’antimoine ordinaire, dans la teinturede mars , dans les boules de mars , dansle tartre chalibé , dans le lilium de Para-celse & dans le sirop de roses pâles,composé du codex , &c.

Voici la maniéré dont on prépare : Pondépure & on blanchit la crème ou le crys-tal de tartre. La description de cette opé-ration est tirée d’un mémoire de M. Fizes,qui est imprimé dans le volume de Paca-démie royale des sciences pour l’année172*.

Je ferai observer auparavant, que lesfabriques de crystal de tartre fe font fortmultipliées depuis la publication du mé-moire de M. Fizes; nous en avons à Mont-pellier , il y en a du côté d’uzès , à Be-darieux , Ùc. On m’assure qu’il y en a enItalie , dans le duché de Florence. M.Fizes a composé son mémoire d’après

T À R

celles qui étoient établies â Aniane & ECalvisson.

r> Les instrumens qui servent pour fairale crystal de tartre sont, i°. une grand©chaudière de cuivre , appellée boulidou ,qui tient environ quatre cens pots de lamesure du pays ; elle est enchâslée touteentiere dans un fourneau >,.

i°. Une cuve de pierre plus grandeque la chaudière , &c placée à son côté àdeux piés de distance ».

» 3 0 . Vingt-sept terrines vernissées ,qui toutes ensemble tiennent un peu plusque la chaudière ; ces terrines font ran-gées en trois lignes parallèles , neuf furchaque ligne ; la premiere rangée est à 3ou 4 piés de la chaudière & de la cuve ,les deux autres font entr’elles à une petite-distance , comme d’un pié ».

» 4 0 . Neuf manches ou chauíles d’undrap grossier , appelle cordelat ; ces man-ches aussi larges par le bas que par le haut,ont environ 2 piés de longueur fur neuf-pouces de largeur ».

» î°. Quatre chaud'erons de cuivre, qui,tous ensemble,tiennent autant que la chau-dière ; ils sont à peu - près égaux , &

d’environ cent pots chacun ; ils font placésfur des appuis de maçonnerie éloignés da.fourneau ».

» 6 °. Un moulin à meule verticale pourmettre le tartre crud en poudre. II y a en-core quelques autres instrumens de moin-dre conséquence , dont il sera fait men-tion dans la fuite de ce mémoire ».

» L’on commence à travailler vers les.deux à trois heures du matin , en faisantdu feu sous la chaudière que l’on a rem-plie la veille de deux tiers de seau quia servi aux cuites du tartre de ce mêmejour , & d’un tiers d’eau de fontaine.Lorsque seau commence à bouillir , on yjette trente livres de tartre en poudre 3& un quart-d’heure après , on verse avecun vaiííèau de terre la liqueur bouillantedans les neuf manches, qui font suspen-dues à une perche placée horizontalementfur trois fourches de bois de trois piés &demi de haut. Les neuf premieres terrines,qui se trouvent sous ces manches étantpresque pleines, on les retire, & on place;