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TAUREiUT-FARNÈSE , {Sculpt. antiq.)morceau de sculpture antique qu on a trouvétout entier , & qui subsiste aujourd’hui àRome ; il est ainsi nommé, parce qu’i!lé voit dans le palais Farnese.
Cet ouvrage de la main d’Appollonius& de Tauriscus a été fait d’un même blocde marbre jusqu’aux cornes , & fut ap-porté de Rhodes à Rome. C’est un grouppede sept figures. Une femme ( Dircé ) pa-raît attachée par ses cheveux à une descornes du taureau ; deux hommes s’effor-cent de la précipiter avec le taureau dansla mer du haut d’un rocher ; un autre fem-me & nn petit garçon , accompagnés d’unchien , regardent ce spectacle effrayant.
Ce monument est fort considérable parson étendue & par sa conservation. II y adix-huit palmes de hauteur qui font douzede nos pies , & quatorze palmes de largeuren tout sens, qui valent 9 piés & |. Cegrand grouppe a été plusieurs fois expliquédepuis lé renouvellement des arts , parceque son étendue a frappé les savans. Pro-perce lui-même en parle , l. III. eleg. xuj.En voici le sujet en peu de mots :
Dircé , femme de Lycus , roi de The-bes, traita fort inhumainement pendantplusieurs années la reine Antiope que Ly-cus avoir répudiée , & qui étoit la merede Zéthus & d’Amphion ; mais Dircé étantensuite tombée sous la puissance de ces deuxprinces , ils l’attacherent aux cornes d’untaureau indompté , & la firent ainsi périrmisérablement. Voilà le trait d’histoirequ’Apollonius & Tauriscus ont voulu re-présenter ; voici présentement quelques re-marques de M. de Caylus fur Fexécutionde fart.
On a peine , dit-il, à reconnoître Dircédans Touvrage des deux artistes. Les deuxfrétés font d’un asl’ez bon style , ils ontl’air seulement de vouloir arrêter le taureauqui paraît se défendre , & être au momentde renverser une figure de jeune femmedrapée , qui semble , par son mouvement,aller plutôt au-devant de ce même tau-reau , que d'être condamnée au supplicequ’on lui prépare ; & la disposition de toutela figure n’indique rien qui ait rapport à satriste situation, A côté , presque derrierele taureau , on voit une figure de femme
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drapée & debout , qui vraisemblablementest Antiope ; mais elle ne grouppe avecles autres figures ni d’action , ni de com-position. La cinquième figure à demi-dra-pée & qui représente un pâtre , est dimi-nuée de près de moitié, quoiqu’elle soitposée sur le plan le plus avancé. Indépen-damment de ce ridicule , elle est de mau-vaise maniéré, & n’est liée en aucune façonau reste du grouppe. Le chien , dans faposture , paraît ne servir à rien. En unmot, selon M. de Car lus , il y a plus demagnificence dans ce morceau , que desavoir & de goût. Il est vrai que Pline n’ensait aucun éloge. ( D. J. )
Taureau de Mithras , ( Monum.antiq. ) on voit communément Mithrasfur un taureau , dont i! tient les cornes dela main gauche , tandis que de l’autre il luienfonce un poignard dans le cou. On nefait pas trop ce que veut dire cet emblème ;du-moins je n’en connois point de bonneexplication. Si Mithras représente le soleil,que désignent les cornes du taureau ? Eíl-ce la lune , ert-ce la terre ? Et si c’est Tuneou l’autre , que signifie ce poignard qu’illui plonge dans le cou ? ( D. J. )
TAUREAU , f. m. en Astronomie , c’estun des douze signes du zodiaque , & le se-cond dans Tordre des signes. Voye\ SIGNE
& Constellation.
Suivant le catalogue de Prolomée , il ya quarante-quatre étoiles dans la constella-tion du taureau ; quarante-une , selon celuide Tychon ; dans le catalogue anglois ,cent trente-cinq.
TAUREAU ROYAL de Ponia-TOWSKI , ( Aftron. ) constellation bo-réale , proposée aux astronomes en 1776,par M. T abbé Poczobut , astronome du roide Pologne , dans ses Observations defVilna , pag. 6*3 ; Tespace du ciel ren-fermé entre le serpent, l'aigle , la tête &Tépaule gauche d’Ophiucus présente unedizaine d’étoiles assez belles , que Ton voità la vue simple , qui n’appartenoient à au-cune constellation , & auxquelles on n avoirdonné aucun nom ; il y en a une entr’au-tres de la quatrième grandeur, marquéeW dans fadas de Doppelmayer , qui passe16' 43" de temps après R d’Ophiucus , &presque sur le même parallèle ; c’est celle
que