TAU
«sue M. Poczobut appelle « du taureauroyal de Poniatowski ; ces étoiles ont parleur configuration mutuelle une ressem-blance marquée avec la tête du taureau«odiacal ; elles font peu éloignées de íaconstellation introduite par Hévélius , fousle nom de Vécu de Sobieski , à l’honneurài roi de Pologne qui vivoit alors, & quis’étoit distingué par des exploits militaires :la protection que le roi Stanislas - AugustePoniatowski accorde aux sciences, & enParticulier ce qu’il a fait pour 1 astronomieco Pologne , méritoit encore davantage1 honneur qui lui est déféré de voir son nomplacé dans le ciel à côté de celui d’un defes illustres prédécesseurs. M. Poczobut fepropose d’observer exactement les poíitionsde toutes les étoiles qui composent fa nou-velle constellation , même de celles qu'o n 1n apperçoit qu’avec des lunettes. ( M. del a Lande.)
TAUREAU , f. m. ( terme de Blason. )animal qui paroît dans l'écu furieux, c’est-à-dire , rampant, la queue retroussée fur ledos , le bout tourné à semestre.
De Becary, en Provence , de gueules autaureau furieux d'or, ctu chef cousu d'a^ar,charge' de trois jleur-de-lys du second émail.(<r. n. L. T.)
,, Taureaux , combats de , ( Hifl-mod. )etes tres-célebres & très-ulitees parmi les■Espagnols qm les ont prises des Mores , &qui y font íì attachés, que ni le dangerqu on court dans ces fortes d’exercices, niles excommunications que les papes ontlancées contre ceux qui s’y exposent,o ont pu les en déprendre.
Ces spectacles font partie des réjouissan-ces publiques dans les grands événemens ,Comme a u mariage des rois , à la naissancedes infans ; on les donne dans de grandesplaces destinées à cet usage en présence duroi & de la cour , des ministres étrangers ,& d’un nombre infini de spectateurs placésfur des amphithéâtres dressés autour de laplace. Voici â-peu-près ce qui s’y passe deplus remarquable.
A l’un des coins de la place est un réduitappelle tauril ou toril , capable de conte-nir trente ou quarante taureaux qu’on yenferme dès le matin. Lorsque le roi estplacé sur s on balcon , ses gardes s’emparentTome XXXII.
de la place , en chassent toutes les per-sonnes inutiles pouf la laisser libre aux com-battans ; quatre huissiers majors visitent lesportes de la place ; & lorsqu’ils ont assuréle roi qu’elles font fermées , sa majestécommande qti’on fasse sortir un taureau.Cesjours-là les combattans font des per-sonnes de qualité , & ils ne font vêtus quede noir , mais leurs creados ou eftajìers fontrichement habillés à la turque , à la mores-que , &c. On ne lâche qu’un taureau â-Ia-fois, & on ne lui oppose qu’un combattantqui l’attaque ou avec la lance , ou avec desefpeces de javelots qu’on appelle rejonnes .On ouvre le combat fur les quatre heuresdu soir , le champion entre dans la carrièreâ cheval, monté à la genette , suivant Pu-sage du pays, c’est-à-dire fur des étriersj tellement raccourcis que fes pies touchent: les flancs du cheval. Le cavalier , accom-pagné de ses creados, va faire la révérenceau roi, aux dames les plus apparentes ,tandis que , dans le tauril, on irrite le tau-reau , qu’on en lâche quand il est en furie.II en fort avec impétuosité & fond fur lepremier qui l’attend , mais le combattantle prévient en lui jettant son manteau , furlequel l’animal passe fa premiere fougue enle déchirant en mille pieces ; c’est ce qu’onappelle suerte huena. A ceux qui Patten-dent de pié ferme , le taureau n’enlevsquelquefois que leur chapeau , quelquefoisil les pousse en l’air avec fes cornes , & lesblesse ou les tue. Cependant le cavalier ,en l’attaquant de côté, tâche de lui don-ner un coup de javelot ou de lance dans lecou , qui est l’endroit favorable pour le tuerd'un seul coup. Tandis que le taureau atta-que & combat, il est défendu de mettre l’é-pée à la main pour le tuer. Mais si le cheval ducombattant vient à être blessé , ou Iui-mê-mé désarçonné , alors il est obligé daller àpié & le sabre à la main fur le taureau ;c’est ce qu’on nomme empeno ; & les trom-pettes donnent le signal de ce nouveaugenre de combat, dans lequel les creados& les amis du cavalier accourent dans Pen-clos Pépée à la main , & tâchent de cou-per les jarrets au taureau ; la précipitationou la témérité font quil en conte souventla vie a phnieurs : cependant il s’en trouved assez adroits pour couper une jambe auA a a a a