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Tome trente-deuxième.
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sacrifice expiatoire & purificatoire dti pa-ganisme , dont on ne trouve point de traceavant le régné d’Antonin , & dont sil-lage paroît avoir cessé sous les empereursHonorius &Theodo!ele jeune ; mais com-me c’est une des plus. bizarres & des plusfingulieres cérémonies du paganisme > jecrois qu’on lie fera pas fâché de la con-noître. Prudence qui pouvoit savoir vue,nous la décrit assez au long.

On creusoit une fosse a fiez profonde,où celui pour qui se devoir faire la céré-monie , descendoit avec des bandeletteslactées à la tète, avec une couronne ,enfin avec tout un équipage mystérieux.On mettoit fur la fofiè un couvercle debois percé de quantité de trous. On amc-noit fur ce couvercle un taureau couronnéde fleurs, 6 c ayant les cernes & le frontornés de petites lames d’or. On l’égorgeoitavec un couteau sacré , son sang couloirpar un trou dans la fostè , & celui qui yétoit le recevoir avec beaucoup de res-pect. Il y présentoir son front , ses joues,ses bras , ses épaules , enfin toutes lesparties de son corps , 6 c tâchoit à n’enpoint laisser tomber une goutte ailleursque fur lui. Ensuite il sortoit de-là hideuxà voir, tout souillé de ce sang , ses che-veux , ta barbe , ses habits tout dégout-tans 5 mais aussi il étoit purgé de tous sescrimes, & régénéré pour s ère mité ; car ilparoît positivement par les inscriptions,que ce sacrifice étoit pour ceux qui le re-cevoient, une régénération mystique &éternelle. Il falloit le renouvelles tousles vingt ans, autrement il perdoit cetteforce qui s’étendoit dans tous les siéclesi venir.

Les femmes recevoient cette régénérationnuifi bien que les hommes ; on y asso-cioit qui l’on vouloir ; 6 c ce qui est en-core plus remarquable , des villes entieresla recevoient par députés. Quelquefois on

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faisoit ce sacrifice pour le salut des empe-reurs. Les provinces envoyoient un hommese barbouiller en leur nom, de sang de tau-reau , pour obtenir à sempereur une lon-gue & heureuse vie. Touc cela est clair parles inscriptions.

Les tauroboles avoient principalementlieu pour la consécration du grand prêtre,&des autres prêtres de Cybelle.On trouvaen 1705 , fur la montagne de Fourvieresà Lyon , une inscription d’un mur obole,qui sut célébré fous Antonin le pieux , fan160 de J. C. Elle nous apprend qu’il sefit par ordre de la me te des dieux Idéenne,pour la santé de sempereur & de ses en-fans, 6 c pour l’état de la colonie lyonnoise.Voye\ là-destiis les mém. de ïacad. desinferiot. [D. J.)

TAURO-CASTRO , ( Géog. mod. )petite ville de la Grece , dans la Livadie,vis-à-vis de file de Negrepont, dans sis-thme d’une presqu’île qui borne la plainede Marathon , au-delà du marais où lacôte fait un promontoire : c’étoit fancienneville de Rhamus, 6 c ce ne font aujour-d’hui que des ruines. Cent pas au-dessus,fur une éminence , on voir les débris dutemple de la déesse Némésis ; il étoit quat-re , &c avoir quantité de colonnes de mar-bre , dont il reste à peine quelques pieces.Ce temple étoit fameux dans toute laGrece , 6 c Phidias Pavoit encore rendu plusrecommandable par fa belle statue de Né-mésis , dont Srrabon fait honneur à Agé-racrite de Paros. ( D. J.)

^ TAUROCHOLIES , {Andq. grecq. )fêtes qu’on célébroit à Cysique en Psion-neur de Neptune ; c’étoient proprementdes combats de taureau ; ensuite on lesimmoloit au dieu après,les avoir long-temps agacés 6 c mis en fureur ; taurus untaureau , & p/óx», fureur. (D. J. )

TAU ROC INI ; ( Géog. anc. ) peu-ples d’Italie , dans la grande Grece , au

voisinage

L » La plupart des tauroboles dont les monumens nous conservent la mémoire , ont été faits» pour la santé des empereurs ou pour celle des particuliers ; ainsi cela ne regardoit point la» consécration d’un souverain pontife ou d’un grand-prêtre, laquelle devoit etre un acte public» Sc une cérémonie appliquée à ce seul usage....On croit que le sacrifice du taurobole ne com-j, mença que du temps est Marc-Aurest ». M. de Boze , DiJJ'ertat, fur le taurobole dans lc$Mémoires de l'aeadémie des Inscriptions,