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Tome trente-deuxième.
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forment un nœud derriere qui approche dela lettre daleth , puis'elles viennent se ren-dre vers l'estomac; S. Jeromefait mentionde ces tefjìUns des juifs dans son commen-taire sur S- Matthieu , où il est parlé desPhylactères : » les Pharisiens , dit-il expli-„ quant mal ce pastâge , écrivoient le dé-„ calogue de Moïse sur du parchemin qu’íls» rouîoient & attachoient fur leur front,» & en faisoient une espece de couronne» à l’entour de ler.r tête , afin de les avoir» toujours devant les yeux ». Au relie , iln’y a que les juifs rabbinites qui suiventcette pratique , & les Caraites leurs adver-saires les appellent par raillerie des ânesbridés arec leur te(filin. Voy. FronTEAU.

TÉFLIS , ou TAFLIS , ou TIFLIS ,( Géog. mod. ) en latin Acropolis Ibenca ,ville á’Asie , dans le Gurgistan , que noustrppellons la Géorgie , 6c la capitale. Elleest lituée au pié d’une montagne, fur la rivedroite du Kur, le Lyre , ou un bras duLyre des anciens, qui a fa source dans lesmontagnes de Géorgie , & se joint à l’A-raxe , d où ils se rendent conjointementdans la mer.

Teji : s est une des belles villes de Perse ,& la résidence du prince de Géorgie ; elles’étcnd en longueur du midi au nord , &peuplée de persans, de géorgiens , degrecs-, d’arméniens, de juifs , de catholi-ques. Elle est défendue par une bonne for-teresse que les Turcs y bâtirent fan 1576 ,après q u’ils se furent rendus maîtres de laville & de tout le pai s d’alentour , fous laconduite du fameux Muítafa Pacha , leurgénéralissime.

II s’y fait un grand commerce de foies,de fourrures, & de la racine appellée bo : a.II y a dans Téflis des bains d’eaux chau-des , de grands bazars bâtis de pierres, 6cdes caravanserais.

Les capucins y ont une mission avec unemaison depuis plus d’un stecle. La congré-gation ne leur accorde que dix-huit écusromains pour chaque millionnaire , maisils exercent la médecine ; & quant au spi-

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rituel, ils ont la permission de dire la messesans personne pour la servir , de la dire entoutes sortes d’habits, d’absoudre de touspéchés, de se déguiser , d’entretenir che-vaux 6c valets , d avoir des esclavages ; d’a-cheter 6c de vendre ; de donner 6c de pren-dre à intérêt. Malgré de' íi beaux privilè-ges , ces missionnaires ne font guere deprosélytes, car les peuples de Géorgie fontsi ignorans, qu’ils ne croient pas même queles capucins soient chrétiens , parce qu’ilsont appris qu’en Europe, ils 11e jeûnent pascomme à Téflis. Aussi les capucins n’ontque deux pauvres maisons dans toute laGéorgie.

On compte une quinzaine de mille âmesdans '1 éflis , dont il y en a environ deuxcens de catholiques romains. Le patriar-che des Géorgiens y demeure ; c’est uneville aíïèz moderne. Long. 83^ 45 ; Ur>

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La Géorgie, dont Téflis est la capi-tale , est bornée au nord par la Circaíîìe ,,à l’orient par le Daghestan 6c le Schir-van , au midi par l’arrnénie , 6c au cou-chant par la mer noire. Elle comprendla Colchide 6c l lbérie des anciens , tan-dis que le Daghestan 6c le Schirvan for-ment à peu-près l’ancienne Albanie.

Elle est divisée par les montagnes endeux parties : l’une orientale , où ion t lesroyaumes de Cahot au nord , 6c de Car-duel au midi ; f autre occidentale quicomprend au nord les Abcasses , la Min-grélie , l’Imirere 6c le Guriel ; tout ce-pays est nommé Gurgijìund par les orien-taux. La riviere de Iíier le traverse , 6celle porte bateau , ce qui n’est pas com-mun aux rivières de Perse.

Cette vaste région , pour la possessionen la protection de laquelle les Persans6c les Turcs ont íi long-temps combat-tus , 6c qui est enfin divisée entr’eux (*).fait un état des plus fertiles de 1 Asie.II n’en est guere de plus abondant , nioù le bétail , le gibier , le poiíîòn , la

(*) La partie occidentale de la Ge'orgic qui comprend la Mingrelie, Plmirctte Sc le Gu-riel, appartient aux Turcs, qui font payer tributs aux princes de ces provinces. Cotatis dansi’Imirette eít une des bonnes forteresses des Turcs. Voye^^icoU lu Croix.