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Tome trente-deuxième.
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volaille, les fruits, les vins soient plusdélicieux.

Les vins du pays, sor-tout ceux deTéstis, se transportent en Arménie, enMédie, fie jusqu’à Ispaham , où ils sontréserves pour la table du Sophi.

La soie s’y recueille en quantité ; maisles Géorgiens qui la savent mal apprêter,Lc qui n’ont guere de manufactures chezeux pour l’employer , la portent chez leursvoisins , & en font un grand négoce enplusieurs endroits de Turquie, sor-touta Arzeron & aux environs.

Les seigneurs, & les peres étant maîtres,en Géorgie, de la liberté fit de la vie ,ceux-ci de leurs enfants , & ceux-là deleurs vaííàux ; le commerce des esclavesest très-conndérable , fit il sort chaqueannée plusieurs milliers de ces malheu-reux de l’un fie 1 autre sexe, avant l’àgede puberté , lesquels pour ainsi dire, separtagent entre îes Turcs fit les Persans,qui en remplissent leurs serrails.

C’est particulièrement parmi les jeunesfilles de cette nation , ( dont le sang estfi beau qu’on n’y voit aucun visage quisoit laid , ) que les rois St les seigneursde Perse choisissent ce grand nombre deconcubines , dont les orientaux se fonthonneur. II y a même des défenses très—f*Preslbs d’en trafiquer ailleurs qu’en Perse;les filles Géorgiennes étant , íi l’on peutparler ainsi , regardées comme une mar-chandise de contrebande, qu’il nsest paspermis de sortir hors du pays.

II faut remarquer que de tout tempson a fait ce commerce ; on y vendoitautrefois les beaux garçons aux Grecs.Ils font., dit Strabon , plus grands fie plusbeaux que les autres hommes, fit les Géor-giennes plus grandes fit plus belles queles autres femmes. Le sang de Géorgieest le plus beau du monde , dit Chardin :la nature , ajoute-t-il , a répandu sor laplupart des femmes des grâces qu’on neVoit point ailleurs ; fit l’on ne trouve enaucun lieu , ni de plus jolis visages, nide plus fines tailles que celles des Géor-giennes ; mais , continue-t-il, leur impu-dicité est excessive.

On voit en Géorgie des Grecs, des Juifs,de s Turcs, des Persans, des Indiens,

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des Tartares & des Européens. Les Ar-méniens y font presqu’en auííì grand nom-bre que les naturels même. Souveraine-ment méprisés, ils remplissent les petitescharges , font la plus considérable partiedu commerce de Géorgie , fit s'enrichis-sent aux dépens du pays.

Quoique îes mœurs fie les coutumes desGéorgiens soient un mélange de celles dela plupart des peuples qui Ies environ-nent , ils ont en particulier cet étrangeusage , que les gens de qualité y exercentl'emploi de bourreau ; bien-loin qu’il soitréputé infâme en Géorgie , comme dansle reste du monde , c’est un titre glorieuxpour les familles.

Les maisons des grands fit les lieux pu-blics sont construits fur le ipodele des édi-fices de Perse , mais la plupart des églisesfont bâties fur le haut des montagnes,en des lieux presque inaccessibles ; on lessalue de loin , St on n’y va presque ja-mais .• cependant il y a plusieurs évêquesen Géorgie , un archevêque , un patriar-che ; fit c’est le vice-roi, autrement ditCorel , nommé par le Sophi , fit toujoursmahométan de religion , qui remplit lesprélatures.

Voilà !s précis de ce que j’ai lu deplus curieux sor la Géorgie dans Chardin,Tavernier, Thévenot, Tournesort fit laMotraye ; fit ce précis m’a paru digned’avoir ici fa place. {D. J.)

TEFTANA, ( Géog. mod. ) petite villed’Afrique , au royaume de Maroc , sor lacôte de l’Océan , où elle a un porc capa-ble de recevoir Ies petits bâtímens. C eít1 'Herculis-Poruis des anciens , que Pto-lomée met à 7L 30. de longitude , & âjo-L de latitude. (D. J.)

TEFTARDAIl, f. m. terme de rela-tion ; voye\ Deftardar. C’est le tréso-rier des finances dans l’empire turc ; il estassis au divan à côté du niclumdgihacchi,qui est le garde des sceaux de l’état.

Le tefterdar , comme l’écrit Pococlt, esten Egypte le trésorier des tributs qu’onpaie for les terres au grand seigneur; il n’estnommé dans fa charge par la Porte quepour un an , mais il est ordinairement cort-tinué plusieurs années de fuite.

Cet office est quelquefois donné à anD d d d d ï