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tenir la composition de l’écarlate , balaisde jonc pour nettoyer les chaudières , leurscouvercles, sablon , éponge, &c.
nés couleurs du grand L? bon teint. Onappelle toutes les couleurs solides couleursde grand. <& boa teint ; & les autres , cou-leurs de petit temt. Quelquefois on nom-me les premieres , couleurs fines ; & lesautres, couleurs fausses. Mais cette expres-sion peut être sujette à équivoque; parcequ’on peut confondre quelquefois les cou-leurs fines avec les couleurs hautes , quifont celles où entre la cochenille , & dontle prix est plus considérable que celui desautres.
Les expériences, qui font un très-bonguide dans la physique ainsi que dans lesarts , ont démontré que la différence descouleurs , selon la distinction précédente,dépend en partie de la prépartion du su-jet qu’on veut teindre , & en partie duchoix des matières colorantes qu’on em-ploie ensuite pour lui donner telle couleur.Ainsi on pense , & on peut le dire commeun principe général de fart, que toutela méchanique de la teinture consiste àdilater les pores du corps à teindre, à ydéposer des particules d’une matière étran-gère , & à les y retenir par une efpeced’enduit, que ni l’eau de la pluie , ni lesrayons du soleil ne puissent altérer ; àchoisir les particules colorantes d’une telleténité , qu’elles puissent être retenues ,suffisamment enchâssées dans les pores dusujet , ouverts par la chaleur de seaubouillante, puis resserrés par le froid , &de plus enduits de l’espece de mastic quelaissent dans ces mêmes pores les selschoisis pour les préparer. D’où il fuit queles pores des fibres de la laine dont ona fabriqué , ou dont on doit fabriquer desitoffes, doivent être nettoyés , agrandis ,enduits, puis resserrés, pour que l’atome co-lorant y soit retenu à peu-près comme undiamant dans le chaton d’une bague.
Inexpérience a fait connoitre qu’il n’ya point d’ingrédient de la classe du bonteint, qui n’ait une faculté astringente &précipitante , plus ou moins grande ; quecela suffit pour séparer la terre de l’alun ,l’un des sol qu’on emploie dans la pré-paration de la laine .avant de la tein-
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dre ; que cette terre unie aux atomes co-lorans forme une efpece de laque sembla-ble à celle des peintres, mais infinimentplus fine ; que dans les couleurs vives ,telles que l’écarlate, où l’on ne peut em-ployer l’alun , il faut substituer à fa terre,qui est toujours blanche quand l’alun estbien choisi , un autre corps qui fournisseà ces atomes colorans une base auffi blan-che ; que l’étain pur donne cette base dansla teinture en écarlate ; que lorsque tousces petits atomes de laque terreuse sefont introduits dans les pores dilatés dusujet , l’enduit que le tartre , autre setservant à sa préparation , y a laissé , sertà y mastiquer ces atomes ; & qu’enfin leresserrement des pores, occasionné par lefroid , sert à les y retenir.
Peut-être que ces couleurs de fauxteint n’ont ce défaut , que parce qu’onne prépare pas suffisamment le sujet ; ensorte que les particules colorantes n’e'tancque déposées fur la surface liste , ou dansdes pores dont la capacité n’est pas suf-fisante pour les recevoir , il est impossibleque le moindre choc ne les détache. Sil’on trouvoit le moyen de donner aux par-ties colorantes des bois de teinture l’astric-tion qui leur manque, & qu’en mêmetemps on préparât la laine à les recevoir,comme on la prépare,par exemple,à recevoirle rouge de la garance, il est certain qu’onparviendroit à rendre les bois aussi utilesaux teinturiers du bon teint , qu’ils l’ontété jusqu’à présent aux teinturiers du petitteint.
Du bleu. Le bleu se donne aux laines ,ou étoffes de laine de toute efpece , fansqu’il soit besoin de leur faire d’autre pré-paration que de les bien mouiller dansseau commune tiede , & de les exprimerensuite , ou les laisser égoutter : cetteprécaution est nécessaire , afin que la cou-leur s’introduise plus facilement dans lecorps de la laine , & qu’elle se trouve par-tout également foncée : & il est nécessairede le faire pour toutes les couleurs , dequelque efpece qu’elles soient, tant fur leslaines filées, que fur les étoffes de laine.
A l'égard des laines en toison , qui ser-vent à la fabrique des draps, tant de mé-lange que d’autre forte , & que pour cette