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d’agiter jusqu’à ce que tout le bain chaudsoit survuidé dans la cuve^, & lorsqu ellefera remplie un peu plus qu’à moitié , on lacouvrira avec des couvertures ou draps unpeu plus grands que fa circonférence , &on la laissera reposer quatre bonnes heures.
Quatre heures après l’assiette , on luidonnera l’évent, & on y fera tomber pourchaque balle de pastel, un bon tranchoirde cendres ou de chaux vive : quand aprèsl’éparpillement de cette chaux , la cuveaura été bien palliée , on la recouvrira demême qu’auparavant, excepté néanmoinsun petit espace de quatre doigts, qu’on lais-sera découvert pour lui donner un peud’évent.
Quatre heures après on la retranchera ,puis on la recouvrira & la laissera reposerdeux ou trois heures, y laissant, commedessus, une petite communication avecl’air extérieur.
Au bout de ces trois heures on pourra laretrancher encore , en palliant bien , fielle n’est pas venue à doux ; il faut , aprèslavoir bien palliée , la lasser reposer en-core une heure & demie , prenant biengarde h elle ne s’apprête point > &c íi ellene vient point à doux.
Alors on lui donnera l’eau , y mettantl’indigo dans la quantité qu’on jugera à pro-pos : ordinairement on en emploie de dé-layé , plein un chaudron ordinaire d atte-lier , pour chaque balle de pastel ; ayantrempli la cuve à six doigts près du bord ,on la palliera bien , & on la couvriracomme auparavant.
Une heure après lui avoir donné l’eati,On lui donnera le pié ; savoir , deux tran-choirs'de chaux pour chaque balle de pas-tel , plus ou moins , selon la qualité dupastel , & selon qu’on jugera qu’il use dechaux.
Ayant recouvert la cuve, on y mettra aubout de trois heures, un échantillon qu’ony lassera entièrement submergé pendantune heure ; au bout de ce temps , vousle retirerez pourvoir íi la cuve est en état ;íi elle y est, cet échantillon doit sortirverd , &c prendre la couleur bleue , étantexposé une minute à l ait.
Trois heures après il faudra la pallier,A y «épandre de la chaux ce dont elle aura
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besoin ; puis la recouvrir , & au bout d’un?heure & demie , la cuve étant rassise , ony mettra un échantillon qui ne sera levéqu’au bout d’une heure & demie , pourvoir fesser du pastel ; & íì l’échantillon estd’un beau verd , & qu’il prenne un bleufoncé à l’air , on y en remettra encore unautre pour être assuré de l’effet de la cuve ;íì cet échantillon paroît assez monté encouleur, on achevera de remplir la cuved’eau chaude , & s’il se peut d’un vieuxbain de garançage , & on la palliera ; íì onjuge que la cuve a encore besoin de chaux ,on lui en donnera une quantité suffisante ,selon qu’à l’odeur & au maniement on ju-gera qu’elle en a beson : cela fait, onla recouvrira , & une heure après, íì elleest en bon état , on mettra les étoffes de-dans , & on en fera l’ouverture.
La cuve étant préparée , & avant qued’en faire l’ouverture , on place dedansune champagne , qui sert à empêcher que1 es laines ou étoffes ne tombent dans lefond , & ne se mêlent avec la pâtée ou lemarc qui y est : on la soutient pour ceteffet , à la hauteur que l’on veut, par lemoyen de trois ou quatre cordes que l’onattache aux bords de la cuve.
Ce n’est pas encore assez de savoir poserune cuve, il faut encore savoir bien la gou-verner ; c’est pour cela qu’il est d une con-séquence extrême que les maîtres teintu-riers aient des bons guesderons , afin deconnoitre lorsque la cuve est bien en œu-vre , c’est-à-dire , quand elle est en état deteindre en bleu , ce qui se connoît quandla pâtée , ou le marc qui se tient au fondest d’un verd brun ; quand il change étanttiré hors de la cuve ; quand la fleurée estd’un beau bleu turquin ou perse , & quandl’échantillon qui y a été tenu plongé pen-dant une heure , est d’un beau verd d’herbefoncé.
Lorsqu’elle est bien en œuvre , elle aauss le brevet ouvert clair & rougeâtre ,& les gouttes & rebords qui se font sousle table , en levant le brevet, sont bruns*
Quand on manie le brevet, il ne doitêtre ni rude entre les doigts, ni trop gras,& il ne doit avoir ni odeur de chaux , n»odeur de lessive : voilà à-peu-près toutes