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quintes, & toutes les consonnances ; dèsque ie rapport devient plus composé, feule-ment comme de 8 à 9 , ou de 9 à 10, fo-reille est choquée ; elle est écorchée quandil est de i; à r 6.
Cela étant , je dis qu un clavecin par-faitement d’accord , devroit , étant bienjoué , produire la plus affreuse cacophonieque l'on puistè jamais entendre ; prenonsla quinte ut,jol , son rapport est f , rapportsimple & facile à appercevoir ; mais il afallu diminuer cette quinte ; & cette dimi-nution qui est d’un quart de comma , for-mant une nouvelle raison , le rapport de laqui n te ut,sol, ainsi tempérée est j uíìemen t d e
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2 V 80 xi/81, à 240. Je demande doncèn vertu de quoi un intervalle dont lestermes font en telle raison , n’écorche pasles oreilles.
Si l’on chicane, & qu’on soutienne qu’unetelle quinte n’est pas harmonieuse; je dis,en premier lieu , que st l’on est instruit ouqu’on ait de l’oreille , c’est parler de mau-vaise foi ; car tous les musiciens savent bienle contraire : de plus , si l’on n’admet pascette quinte ainsi altérée, on ne sautoirnier du-moins , qu’une quinte parfaite-ment juste ne soit susceptible de quelquealtération sans être moins agréable à l’o-reille. Or , il faut remarquer que , plus cettealtération fera petite , & plus le rapportqui en résultera fera composé ; d’où il s’en-soit, qu’une quinte peu altérée devroit dé-plaire encore plus que celle qui le seroitdavantage.
Dira-c-on que dans une petite altéra-tion , l’oreille supplée à ce qui manque à lajustesse de l’accord , & suppose cet accorddans toute son exactitude ? Qu’on estàyedonc d’écouter une octave fausse ; qu’ony supplée ; qu’on y suppose tout ce qu’onvoudra, & qu’on tâche de la trouver agréa-ble, (ò’)
TEMPÉRANT , adj. ( Thérapeutiq. )remede tempérant, ou sédatif ; c’est un ,nom que les Médecins modernes donnentà certains remedes, ou bien c’est une cer-taine vertu de remede déterminée par lesrtiodemes , & assez mal déterminée , & qui íooníiste , selon Pidéo qu’ils attachent à ce- 1
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mot, à calmer l’organe , ou la fougue deshumeurs , & faction excessive des solides :cette vertu paroît composée de l’anodine,de la rafraîchiííànte , de l’antiphlogistique,& de l’antispasmodique ; & de toutes cel-les-là ; il paroît, par la propriété dominanteconnue des remedes auxquels on a donnéle titre de tempérant , ou sédatif , quec’est la vertu rafraîchissante à laquelle elleest le plus analogue.
Ces remedes sont les acides, le nitre ,& le tel sédatif que M. Baron , qui a plustravaillé fur ce sol qu’aucun autre chimiste,croit ne devoir fa vertu sédative qu’à unprincipe acide : fur quoi on peut observerque si ce principe acide n’est pas bien dé-montré la vertu sédative du sel sédatif estmoins démontrée encore.
Quant à la qualité tempérante du nitre ,elle paroît un peu plus constatée ; maismalgré l’autorité de Stal, & les élogesqu’il donne au nitre ( poye\ NlTRE ) , nisos effets le plus clairement annoncés , nises effets aítùrément moins bien définis parcette calificationde tempérant , ne font en-core des choses reconnues en médecine fanscontradiction, (b)
TEMPÉRANCE , f. f. ( Morale. ) latempérance , dans un sens général, est unesage modération qui retient dans de justesbornes nos désirs , nos sontimens & nospassions ; cette vertu si rare , porte les hom-mes à se pastèr du superflu. Le sage dé-daigne les moyens pénibles que l’art a in-ventés pour fe procurer l’aife , & ce qu’onnomme faussement le plaisir ; il se con-tente de la simplicité naturelle des choses:modéré dans la jouifîànce de ces mêmesobjets ; son cœur n’est point agité pâr laconvoitise , temperat d luxuría reram.
Mais nous prendrons ici la tempérancedans un signification plus limitée, pourune vertu qui met un frein à nos appétitscorporels , & qui, les contenant dans nnmilieu également éloigné de deux excèsopposés, les rend non-seulement innocens,mais utiles & louables.
Parmi les vices que réprime la tempé-rance , les principaux sont l’incontinence& la gourmandise, voye\ ces deux mots.S’il est d’autres vices contraires à la tem-pérance , ils émanent de lune ou de fau-