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Tome trente-deuxième.
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tandis que les autres langues n’en admet-tent au plus que trois.

Le premier , fui ( j’ai été ) , laudavi( j’ai loué ), miratus sum ( j’ai admire ),bc. généralement feconnu pour prétérit,& décoré par tous les grammairiens dunom de prétest t-parfai t , a tous les ca-ractères exigibles d’un prétérit indéfini : &quoiqu’en effet on ne l’emploie pas à au-tant d’usages différens que le présent indé-fini , il en a cependant assez pour prouverqu’il renferme fondamentalement l’abstrac-ftion de toute époque , ce qui est s essencedes temps indéfinis.

i". On fait usage de ce prétérit pourdésigner le prétérit actuel. T Aï lu lexcel-lent livre des Tropes , c’est-à-dire, monachon de lire ce Uvre eft antérieure aumoment même où je parle. II y a plus ;aucune langue n’a établi dans ses verbesun prétérit actuel proprement dit ; c’est leprétérit indéfini qui en fait les fonctions ,& c’est par la même raison qui fait quele présent indéfini tient lieu de présentactuel , raison , par conséquent, que je nedois plus répéter.

2°. On emploie fréquemment le prétéritindéfini pour le prétérit postérieur. J'aifini dans un moment ; fi vous afezrelu cet ouvrage demain , vous tri endire\ votre avis : dans le premier exemple,fiai fini énonce faction de finir commeantérieure à l’époque désignée par cesmots , dans un moment , qui est nécessai-rement une époque postérieure; c’est commefi l’on disoit, f aurai fini dans unmoment , ou dans un moment je pourraidire , j'A i fini : dans le second exem-ple vous ave\ relu , présente faction derelire comme antérieure à l’époque posté-rieure indiquée par le mot demain , &c’est comme fi l’on disoit , lorsque fousAUREZ RELU demain cet ouvrage , vousm en dire\ votre avis , ou lorsque demainvous pourrez dire que rous a r z zRELU , &C.

f. Le prétérit indéfini est quelquefois em-ployé pour le prétérit antérieur. Que je disedans un récit : fur les accusations vagues &contradictoires qu’on alléguois contre lui',jeprends fa défense avec feu & avec succès'., àpeine ai-j E parlé, qu un bruit sourd s’e-Tome XXXIJ.

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levede toutes parts, &c. Dam cet exemple;ai-je parlé énonce mon action de parlercomme antérieure à l’époque désignée parces mots , unbruit sourd s'éleve : mais leprésent indéfini s'éïeve est mis ici pour leprésent antérieur périodique s'éleva ; &par conséquent l’époque est réellement an-térieure à l’acte de la parole. Ai-je parléest donc employé pour avois-je parlé ,& il énoncé en effet l’ancériorité de monaction de parler à l’égard d’nne époqueantérieure elle-méme au moment actuelde la parole.

4 °. Le prétérit indéfini n’est jamais em-ployé dans le sens totalement indéfinicomme le présent : c’est que les propo-sitions d’éternelle vérité , essentiellementprésentes à l’égard de toutes les époques,ne font ni ne peuvent être antérieures nipostérieures à aucune : & les propositionsd’une vérité contingente ont nécessaire-ment des rapports différens aux diversesépoques ; rapport de la simultanéité pourTune , d’antériorité pour l’autre , de posté-riorité pour une troisième.

II. Le second de nos prétérits , est leprétérit antérieur simple , fueram ( j’avoisété ), laudaveram ( j’avois loué ) , miratusfueram. ( j’avois admiré ). Les grammai-riens ont donné à ce temps le nom deprétérit-plujque- parfait, parce qu’ayancnommé parfait le prétérit indéfini , dontle caractère est d’exprimcr l’ant<íriorir<£d’existence , ils ont cru devoir ajouter quel-que chose â cette qualification , pour dé-signer un temps qui exprime l’antérioritéd’existence Sc l’antériorité d’époque.

Mais qu’il me soit permis de remarquerque la dénomination de plujque-parfait atous les vices les plus propres â la faireproscrire. i°. Élie implique contradiction ,parce qu’elie suppose le parfait susceptiblede plus ou de moins, quoiqu’il n’y ait riende mieux que ce qui est parfait. 2°. Êíleemporte encore une autre supposition éta-lement fausse ; savoir qu’il y a quelqueperfection dans antériorité , quoiqu’eUe

m q’Je la íimu!-

r ™ J Postériorité, z». Ces coníi-deiations donnent lieu de croire que lesnoms des prétérits parfaits & plufque-par-feuts n ont été ìntrnrfmrc n™,r l a .

cte introduits , que pour lesC c c c c c