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Tome trente-deuxième.
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distinguer du prétendu prétéri t imparfait]mais comme il a été remarque plus hautque cette dénomination ne peut servir qu’àdésigner l’imperfection des idees des pre-miers nomenclateiirs,iIfaut porter le mêmejugement des nomsde p<2r/ù;r& d eplusque-parfait qui ont le même fondement.

Quoi qu’il en soit, ce second prétéritexprime en effet l’antériorité d exiíìenceà l’egard d'une époque antérieure elle—même à l’acte de la parole : ainsi quandje dis ceenaveram cum intravit , ( j’avoissoupé lorsqu’il est entré ) ; ceenaveram ,( j’avois soupé ) exprime 1 antériorité demon souper à 1 égard de l’époquc désignéepar intravit, ( i! est entré ) & cette épo-que est elle-même antérieure au temps oùje lé dis : ceenaveram est donc véritable-ment un prétérit antérieur simple , ou re-latif à une simple époque.

III. En françois, en italien & enespagnol, on trouve encore un prétéritantérieur périodique , qui est propre à ceslangues , & qui diffère du précédent parle terme de comparaison , comme le pré-sent antérieur périodique différé du pré-sent antérieur simple ; feus été , feus loué,feus admiré , sont des prétérits antérieurspériodiques ; & pour s’en convaincre , iln y a qu’à examiner toutes les idées par-tielles désignées par ces formes des verbesêtre , louer , admirer , &c.

Quand je dis, par exemple , f eus soupéhier avant qu il entrât lest évident i°.que j’indique l’antériorité de mon souper,à Tégard de l’entrée dont il est question ;2°. que cette entrée est elle-même anté-rieure au temps où je parle , puisqu’elleest annoncée comme simultanée avec lejour d hier ; 3 0 . enfin , il est certain quel’on ne peut dire feus soupé que pourmarquer l’antériorité du souper à l’égardd’une époque prise dans un période anté-rieur à celui où l’on parle : il est donc cons-tant que tout verbe , sous cette forme,est au prétérit antérieur périodique.

IV. Enfin nous avons un prétérit pos-térieur , qui exprime l’antériorité d’existence a l’éçard d’une époque postérieureau temps ou l’on parle ; comme fuero ,(j’aurai été ) , laudavero , ( j’aurai loué),miratus ero > (j aurai admiré. )

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» te troisième temps composé, dit en-» core fauteur de la grammaire générale» ( lac. cit. ) est celui qui marque l’ave-» nir avec rapport au pasl’é ; savoir , le" futur parfait , comme ccenavero ( j’au-" rai soupé ) ; par où je marque monw action de souper comme future en foi,» & comme passée au regard d’une autre» chose à venir qui la doit suivre ; commeo quand saurai soupé il entrera : cela» veut dire que mon souper qui n’est pas" encore venu , fera paíïë lorsque son en-" trée , qui n’est pas encore venue , fera» présente ».

La prévention pour les noms reçusfait toujours illusion à cet auteur; il estpersuadé que le temps dont il parle est unfutur, par ce que tous les grammairienss’accordent à lui donner ce nom : c’est pourcela qu’il dit que ce temps marque Paveniravec rapport aupajjé : au-!ieu qu’il fuit del’exemple même de grammaire générale,qu’il marque le passé avec rapport à P a-venir. Quelle est en effet f intention decelui qui dit , quand saurai soupé il e n-rrcru?C’est évidemment de fixer le rapportdu temps de son souper , au temps de l’en-trée de celui dont il parle ; certe entréeest f époque de comparaison , & le souperest annoncé comme antérieur à cette épo-que; c’est Tunique destination de la formeque le verbe prend en cette occurrence,& par conséquent cette forme marque réel-lement l’antériorité â 1 égard d’une époquepostérieure au temps de la parole ; ou,pour me servir des termes de N- Lan-celot, mais d’une maniéré conléquente à{'observation , elle marque le passé avesrapport à Pavenir.

Une autre erreur de cet écrivain cé-lébré , est de croire que cœnavero , ( j’au-rai soupé), marque mon action de soupercomme future en soi, & comme passéeau regard d’une autre chose à venir , quila doit suivre. Ccenavero , & tous les tempspareils des autres verbes , n’expriment ab-solument que le second de ces deux rap-ports ; & loin d’exprimer le premier , ilne le suppose pas même. En voici la preu-ve dans un raisonnement d’un auteur qu’onn’accusera pas de mal écrire, ou de ne pas