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sentir la force des termes de notre langue ;c’est M. Piuche.
. ,, Si le tombeau, dit—il, ( spectacle de„ la nature, dise. prél. du totn. yIII.„ pag. 8 Ù $■ ) > eíi pour lui (fhomme)», la fia de tout ; le genre humain se di-„ vise en deux parties, dont lune sc livre„ impunément au crime, 1 autre s attache», lans fruit à la vertu . . . les voluptueux», & îes fourbes. .. seront ainsi les seules„ têtes bien montées, & le créateur , qui„ a mis tant d’ordre dans le monde cor-„ porel, n’AURA ÉTABLI ni réglé ni juf-„ tice dans la nature intelligente, même», après lui avoir inspiré une très-haute», idée de la réglé & de la justice».
Dès le commencement de ce discours,on trouve une époque postérieure, fixéepar un fait hypothétique ; fi le tombeautfl pour Vhomme la fia de tout , c est-2 -dire, en termes clairement relatifs àl’a-venir , fi le tombeau doitêtre pour l'hom-me la fia de tour. quand on ajoute enluiteque le Créateur iiAURA établi airéglé ni justice , on veut iimplement dé-signer f antériorité de cet établissement àségard de l’épcque hypothétique , «St il est•constant qu’il ne s’agit point ici de rienstatuer, fur les actes futurs du Créateur jmais qu’il est question de conclure, d’a-près les actes pastés, contre les supposi-tions absurdes qui tendent à anéantir l’idéc;de la providence. Le verbe aura établi ,.n’exprime donc en foi aucune futurition ,& l’on auroit même pu dire , le créateurn'a e'tabli ni réglé ni justice ; ce qui ex-clut entièrement & incontestablement l’idéed’avenir ; mais on a préféré avec raison le.prétérit postérieur, parce qu’il étoitestentiel,de rendre sensible la liaison de cette con-séquence , avec I’hypothese de la destruc-tion totale de l’homme , que l’on supposefuture ; & que rien ne convient mieuxpour cela , que le prétérit postérieur , quiexprime essentiellement relation à une épo-que postérieure.
H. z. Système des Futurs , justifiépar les usages des langues. L’idée de simul-tanéité, celle d’antériorité, & celle de pos-tériorité , se combinent également avec 1 i-dée du terme de comparaison : de-lù au-^íant de formes usuelles pour 1 exprestion
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des futurs, qu’il y cn a de généralementreçues pour la distinction des preTens &pour celle des prétérits. Nous devons donctrouver un futur indéfini, un futur anté-rieur , & un futur postérieur.
I- Le futur indéfini doit exprimer la posctuiorité d’existence avec abstraction de^ e , c ?il te époque de comparaison ; & c’estprécisément le caractère des temps latins& fìançois , Juturus sum , ( je dois être )jlaudaturus sum , ( je dois louer) ; miratu-russum, ( je dois admirer ) , (gs
Par exemple dans cette phrase , touthomme doit mourir , qui est Im-pression d’unc vérité morale, confirméepar l’expérience de tous les temps , cesmots defr mourir , expriment la postério-rité de la mort , avec abstraction de touteépoque , & dès-là avec relation à toutesles époques ; & c’est comme fi l’on difoit,tous les hommes nos prédécesseurs DE-VOIENT mourir , ceux d'aujourd'huiDoivent mour.ir , & ceux qui noussuccéderont Devront mourir : cesmots doit mourir, constituent donc ici unvrai futur indéfini.
Le futur indéfini sert exclusivement âl’exptesfion du futur actuel, de la mêmemaniere,&pour!a même raison que le pré-sent & le prétérit actuels n’ont point d’au-tres formes que celle du présent & du pré-térit indéfini : ainsi quand je dis, par exem-ple , je redoute le jugement que le publicdoit P orter de cet ouvrage ; ces mots,doit porter, marquent évidemment la pos-tériorité de faction de juger , à l'égard dutemps même où je parle , & font par con-séquent ici l’office d’un futur actuel: c’estcomme si je disois simplement , je re-doute le jugement à venir du public furcet ouvrage.
On trouve quelquefois la même formeemployée dans le sens d’un futur posté-rieur; par exemple, dans cette phrase : fije dois jamais SUBIR un nouvel exa-men , je ni y préparerais avec Join ; cesmots je dois .subir, désignent clairementla postériorité de faction de subir à fé-gard d’une époque postérieure elle-mémeau temps ou je parle,&indiquée par le m ocjamais , ces mets font donc ici foffice dufutur postérieur ; & c’est comme íi je disois*Cccccd