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Tome trente-deuxième.
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me de cylindre ; ensuite on divise ce cylin-dre en plusieurs autres, en faisant des trousde distance en distance dans ía longueur &à disterens endroits de son contour. Et l’onremplit ces trous de pieccs de bois de sauleséché au four. Lorfqu’d survient après untemps humide, ces places de bois imbibéesde /'humidité de Pair se gonflent, & parl’efFet du coin elles fendent la roche en plu-sieurs pieces.

TEMPS, ( Philos. & Mor. ) la philoso-phie & la morale fourniflent une infinité deréflexions fur la durée du temps , la rapiditéde fa course , & l'emploi qu’on en doitfeire ; mais ces réflexions acquièrent en-core plus de force , d’éclat, d’agrément &de coloris , quand elles font revêtues descharmes de la poésie ; c’est ce qu’a fait voirM. Thomas, dans une ode qui a remportéle prix de l’académie françoife en 1762. Sabeauté nous engage à la transcrire ici touteentiere , pour être un monument durableà la gloire de sauteur. L’encyclopédie doitêtre parée des guirlandes du Parnasse, & detous les fruits des beaux génies qui ont som-meillé fur le sommet du sacré vallon. Voicil’ode dont il s’agit.

lée compas d'Uranie a mesuré l'espace.

T) temps , être inconnu que l’ame seuleembrasse ,

Invincible torrent des siécles & des jours,

Tandis que ton pouvoir m entraîne dansla tombe ,

T ose avant que fy tombe ,

M'arrêter un moment pour contemplerton cours.

Qui me dévoilera Vinstant qui t'a vunaître 1

Quel œil peut remonter aux sources deton être ?

S ans doute ton berceau touche à L’éter-nité.

Quand rien n’étoit encore , enseveli dansl'ombre

De cet abîme sombre ,

Ton germe y reposoit , mais fans acti-vité.

TEM

Du cakos tout-à-coup les portes s'ébran-lèrent ;

Des soleils allumés les feux élincelerent,

Tu naquis ; l'éternel te prescrivit ta loi.

II dit au mouvement , du temps fois lamesure.

Il dit à la nature ,

Le temps fera pour vous , l’éternité pourmoi.

Dieu , telle ejl ton essence : oui , l'océandes âges

Roule au-dessous de toi fur tes frêlesouvrages,

Mais il n approche pas de ton trône im-mortel.

Des millions de jours qui l’un l’autres'effacent,

Des fiecles qui s’entastent

Sont comme le néant aux yeux de l'É-ternel.

Mais moi, fur cet amas de fange sj depoussière

En vain contre le temps ,je cherche unebarrière ;

Son vol impétueux me presse & me pour-fuit.

Je n'occupe quun point de la vasleétendue ;

Et mon ame éperdue

Sous mes pas chancelans , voît ce pointqui s'enfuit.

De la destruction tout in offre des ima-8 CS -

Mon œil épouvanté ne voit que des ra-vages ;

Ici, de vieux tombeaux que la mousse acouverts ;

Là,des murs abbatus, des colonnes brisées ,

Des villes embrasées,

Par-tóut les pas du temps empreints furl’univers.

Cieux, terres , élémens , tout est fous fapuissance ;