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C’était une fièvre scarlatine qui avait attaqué une famille de labou-reurs au moment où celle-ci s’installait dans un cottage récemment,construit. Mais il fut prouvé que cette famille était atteinte par lumaladie avant son entrée dans le cottage, et depuis la maladie nes’est plus reproduite.
20. — Cray ion.
A Croydon, le Dr Creswell avait fait, devant la première Commis-sion des rivières (instituée en 1865), une déposition assez défavorableà l’irrigation des Norwood-fields, qu’il pensait devoir être une sourcede fièvres. Le 21 décembre 1869, le même médecin écrivait : ■ Madéposition tendait à prouver que les prairies irriguées, comme unmarais , produisaient des maladies malariennes, et, dans ce cas, desfièvres intermittentes chez les enfants vivant dans le voisinage. Acette époque, les ouvrages étaient mal aménagés et le liquide pouvaitséjourner trop longtemps sur le sol. J’ai résidé constamment dans levoisinage depuis lors et j’y ai acquis la plus grande clientèle, don-nant tout spécialement mes soins aux familles de ceux qui travaillentsur les terres et qui font aussi partie d’associations' que je soigne.Plusieurs des maisons de mes patients sont dans un rayon de150 mètres des champs irrigués. Parmi les autres^ maisons, il y aune grande école de filles, située entre ces terres et les maisons où lamaladie régnait en 1865 et 1866. Dans cette école, où logent plusde 30 personnes, il n’y a pas eu un seul cas de maladie de la na-ture de celles qu’on pût prévenir (not a single case of illness fro mpreventible diseases), et ma note du dernier trimestre s’élevait àfr. 6-85. Je n’ai été capable, dans aucun cas, d’attribuer aucunemaladie aux terres irriguées. Quant aux exhalaisons, je ne diraipoint qu’il n’en existe pas du tout, mais elles sont si rarementperceptibles qu’une maison bâtie dans un rayon de 200 à 300 mè-tres se louerait au même prix que si elle était distante d’un demi-mille. Mes investigations et mes observations indépendantes, durantles trois dernières années, ont fait de moi un avocat de cette
méthode d’utiliser les eaux d’égout. <• M. Creswell conclut
que, lorsque Virrigation est lien aménagée , la santé des habitantsdans le voisinage ne peut en être en aucune façon affectée. Notonsque M. Creswell, d’abord peu favorable à l’irrigation, commeMM. Littlejohn et Christison, a été, comme eux, converti par l’évi-dence des faits.
Le 2 octobre 1869, le D r Carpenter, de Croydon, qui s’estbeaucoup occupé de l’irrigation au point de vue de l’hygiène, citeles chiffres suivants, tirés des tables de mortalité du Dr Westall, et