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Utilisation des eaux d'égout de l'agglomération Bruxelloise : Usine de Haeren, irrigation des plateaux sablonneux de Loo et de Peuthy / Projets et notes par Léon Derote et par Charles Van Mierlo
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Plus le terrain se rapprochera de largile plastique, plus il faudrade surface irriguée, de travaux préliminaires de drainage et de soinscoûteux. Plus, au contraire, il se rapprochera du sable pur, moins ilfaudra de surface; il ne faudra, pour ainsi dire, pas de travaux pré-liminaires, et il suffira de jeter, en quelque 3aison quon se trouve, leseaux dégout sur le sol, pour être certain quau bout de peu de tempstout sera absorbé.

Un fait bien constaté en Angleterre, cest que les sols argileux semontrent capricieux en hiver. La chose est aisée à comprendre : lar-gile soumise à la gelée se fendille, et leau dégout peut passer parles crevasses et arriver aux drains et de à la rivière presque dansson état naturel. Cest peut-être dans des faits de cette nature quilfaut chercher lexplication des grands écarts quon trouve dans leschiffres du tableau ci-dessus relatifs aux terrains argileux de Nor-wood, alors que les écarts relatifs aux terrains sablonneux de Bed-dington sont peu considérables. Et, quon veuille bien se le rappeler,Norwood et Beddington sont deux exploitations utilisant le sewagedune même localité, Oroydon; cest la même Administration quigère les deux affaires ; cest le même ingénieur qui les dirige, et ilsemble, dès lors, que ce nest pas dans des circonstances étrangères àla nature du sol, dans le plus ou moins de soins et de talent apportésà lexploitation, mais dans la nature du sol seulement, quil fautchercher lexplication de la supériorité de lépuration du sewage à.Beddington sur celle du sewage à Norwood. M. Baldwin Lathama dailleurs déclaré, en 1870, quil recherchait le moyen de supprimerlexploitation fort onéreuse de Norwood, pour tout concentrer àBeddington.

Concluons de ce qui précède que, tant au point de vue de lépurationdu sewage quau point de vue de linnocuité des terres irriguées, lesterrains sablonneux doivent être généralement préférés aux terrainsargileux ; que tous, néanmoins, permettent darriver à des résultatssatisfaisants; quil suffit dy mettre le prix, et, quen conséquence, silon a le choix entre divers terrains de nature differente, on peutlaisser la question dhygiène à lécart et fixer son choix sur celui desterrains qui donnera les meilleurs résultats au point de vue purementfinancier.

Dailleurs, les deux questions, hygiène et finances, se tiennent debien près, puisque lon fera de mauvaise hygiène si on laisse se perdrela richesse que contiennent les eaux dégout. Si, au contraire, on faitune bonne affaire au point de vue de largent, cest quon aura retirédes eaux dégout la richesse que celles-ci contiennent, et, dès lors, onaura fait, du même coup, une bonne opération au point de vue delhygiène.