vénient d'occasionner une nuisance aux alentours de l’usine et dediminuer la valeur fertilisante du sewage.
On pourrait craindre, à première vue, qu’il d'v eût là une déroga-tion au principe formulé par M. Rawlinson devant le Comité d’en-quête de la Chambre des Lords pour le bill de Blackburn : » Sewagemust be treated, to be treated successfully, as continuons as time,as unceasingas the tick of the clock, » c’est-à-dire : » L’eau d’égoutdoit être traitée, pour être traitée avec succès, aussi continûment quele temps, aussi incessamment que le t c-tac de l’horloge. »
Ces craintes se dissiperaient en présence des avis exprimés parMM. Rawlinson et Frankland, à qui je m’étais adressé pour connaîtreleur opinion à cet égard.
Voici ce qu’écrivait M. Frankland le 27 septembre 1872 :
« Vous éviteriez entièrement toute nuisance ou inconvénient duréservoir couvert, en faisant en sorte que le foyer d’une des chau-dières à vapeur reçoive son alimentation d’air du réservoir. Un cou-rant entrant s’établira alors par toutes les ouvertures communiquantavec l’air extérieur.
« Votre plus grande difficulté consistera probablement à retirer ledépôt du réservoir sans causer quelque désagrément au voisinage im-médiat. Peut-être le moyen le plus efficace serait-il de le retirer dansdes récipients où l’on ferait le vide, comme ceux qui ont été depuislongtemps employés pour les fosses d’aisance de Paris. Quand le tempsest froid, le dépôt a très-peu d’odeur, et il en est même ainsi quandle temps est chaud, si le dépôt n’a pu séjourner plus de deux jours.
« La quarté de sewage pour l’irrigation ne sera pas le moinsdu monde affectée par 24 heures d’emmagasinage dans un réservoir. »
Cette dernière appréciation se retrouve d’ailleurs, formulée commesuit, dans le rapport du 16 février 1870 de la Commission des rivières,dont M. Frankland fait partie (V. p. 94) :
" Lorsque le sewage devient putride, l’ammoniaque qu’il con-tient diminue en quantité, et il est possible et même probable que,là où survient la putréfaction, il doive se produire une perte consi-dérable d’ammoniaque. Nous n’avons pas eu jusqu’ici d’occasionssuffisantes pour rechercher les changements qui se produisent pen-dant la putréfaction des eaux sales en général et du sewage en par-ticulier; mais ce sujet est un de ceux qui méritent de recevoir et quirecevront notre attention la plus spéciale Nous pouvons cependantdéclarer ici que, aussi loin que nos observations se sont poursuivies,il n’y a pas à craindre qu’il se produise aucune perte de ce genredans le sewage qui n’a pas plus de 24 heures d’âge, même dans lestemps les plus chauds de l’été. »
M. Rawlinson, de son côté, écrivait le 18 octobre 1872 :
« Les bassins ou réservoirs de sewage présenteraient la capacitévoulue pour contenir le débit des égouts de 24 heures.