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Utilisation des eaux d'égout de l'agglomération Bruxelloise : Usine de Haeren, irrigation des plateaux sablonneux de Loo et de Peuthy / Projets et notes par Léon Derote et par Charles Van Mierlo
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vénient d'occasionner une nuisance aux alentours de lusine et dediminuer la valeur fertilisante du sewage.

On pourrait craindre, à première vue, quil d'v eût une déroga-tion au principe formulé par M. Rawlinson devant le Comité den-quête de la Chambre des Lords pour le bill de Blackburn : » Sewagemust be treated, to be treated successfully, as continuons as time,as unceasingas the tick of the clock, » cest-à-dire : » Leau dégoutdoit être traitée, pour être traitée avec succès, aussi continûment quele temps, aussi incessamment que le t c-tac de lhorloge. »

Ces craintes se dissiperaient en présence des avis exprimés parMM. Rawlinson et Frankland, à qui je métais adressé pour connaîtreleur opinion à cet égard.

Voici ce quécrivait M. Frankland le 27 septembre 1872 :

« Vous éviteriez entièrement toute nuisance ou inconvénient duréservoir couvert, en faisant en sorte que le foyer dune des chau-dières à vapeur reçoive son alimentation dair du réservoir. Un cou-rant entrant sétablira alors par toutes les ouvertures communiquantavec lair extérieur.

« Votre plus grande difficulté consistera probablement à retirer ledépôt du réservoir sans causer quelque désagrément au voisinage im-médiat. Peut-être le moyen le plus efficace serait-il de le retirer dansdes récipients lon ferait le vide, comme ceux qui ont été depuislongtemps employés pour les fosses daisance de Paris. Quand le tempsest froid, le dépôt a très-peu dodeur, et il en est même ainsi quandle temps est chaud, si le dépôt na pu séjourner plus de deux jours.

« La quarté de sewage pour lirrigation ne sera pas le moinsdu monde affectée par 24 heures demmagasinage dans un réservoir. »

Cette dernière appréciation se retrouve dailleurs, formulée commesuit, dans le rapport du 16 février 1870 de la Commission des rivières,dont M. Frankland fait partie (V. p. 94) :

" Lorsque le sewage devient putride, lammoniaque quil con-tient diminue en quantité, et il est possible et même probable que, survient la putréfaction, il doive se produire une perte consi-dérable dammoniaque. Nous navons pas eu jusquici doccasionssuffisantes pour rechercher les changements qui se produisent pen-dant la putréfaction des eaux sales en général et du sewage en par-ticulier; mais ce sujet est un de ceux qui méritent de recevoir et quirecevront notre attention la plus spéciale Nous pouvons cependantdéclarer ici que, aussi loin que nos observations se sont poursuivies,il ny a pas à craindre quil se produise aucune perte de ce genredans le sewage qui na pas plus de 24 heures dâge, même dans lestemps les plus chauds de lété. »

M. Rawlinson, de son côté, écrivait le 18 octobre 1872 :

« Les bassins ou réservoirs de sewage présenteraient la capacitévoulue pour contenir le débit des égouts de 24 heures.