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Utilisation des eaux d'égout de l'agglomération Bruxelloise : Usine de Haeren, irrigation des plateaux sablonneux de Loo et de Peuthy / Projets et notes par Léon Derote et par Charles Van Mierlo
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mètre cube élevé à 150 mètres de haut, ou par 150 mètres cubes éle-vés à 1 mètre, est aujourdhui un prix courant dans le Royaume-Uni. »

Et M. de Freycinet ajoute en note : » Lenquête déjà citée (len-quête parlementaire de 1864, dans laquelle ont comparu les plusgrands noms industriels de lAngleterre renferme à cet égard desrenseignements intéressants. Les ingénieurs et les industriels les plusautorisés saccordent à donner les mêmes chiffres, et ils ne reculent,devant aucun volume à manier, ni devant aucune hauteur à franchir.Leurs pompes ont acquis un tel degré de puissance quelles élèventleau à 60 mètres dun seul coup de piston. Au delà de ce chiffre, ilsconseillent de fractionner lascension ou détablir des relais. »

Aussi M. de Freycinet conclut-il (p. 65 et 66) :

« Quant aux frais délévation de leau dégout, ils sont tout à faitnégligeables devant sa valeur, puisque lélévation à 150 mètresnaugmente pas le prix dun dixième... En résumé, la distance àfaire parcourir aux eaux dégout nest rien, la hauteur à leur fairefranchir est peu 'le chose ; tout dépend de la nature du terrain et desfacilités quil offre à lécoulement. «

A Paris. MM. Mille et Durand-Claye font entrer dans leurs pré-visions le chiffre de 1 centime pour coût de lélévation dun mètrecube à 10 ou 12 mètres de hauteur, au lieu de 150 mètres

Cet écart énorme ne peut sexpliquer uniquement par des consi-dérations de la nature de celles-ci : que le charbon est plus cher enFrance quen Angleterre ; quil a renchéri depuis dix ans ; quil y acertains frais généraux qui restent les mêmes, quelle quesoitlahauteurà franchir; que les pompes centrifuges projetées pour Paris donnentmoins deffet utile que les pompes à mouvement alternatif générale-ment employées en Angleterre ; ni même par cette autre considéra-tion que peut-être MM. Mille et Durand-Claye ont fait entrer dansleurs calculs des frais dentretien, alors que ces cléments nentraientpoint en ligne de compte dans les renseignements recueillis parM. de Freycinet. Il faut sans doute admettre quil y a simul-tanément erreur matérielle dans les renseignements de M. de Frey-cinet et excès de prudence dans les estimations de MM. Milleet Durand-Claye.

Pour que les renseignements de M. de Freycinet fussent exacts, enadmettant quil ne sagisse que de la seule consommation en char-bon, il faudrait, avec des pompes donnant 100 p. c. deffet utile, cequi nexiste pas, des machines ne consommant que 0 k .72 de charbonpar force de cheval et par heure, ce qui nexiste pas davantage. Avecdes pompes donnant 80 p. c. deffet utile, il faudrait des machinesne consommant que 0 k 576 de charbon par force de cheval et parheure, ce qui est évidemment plus impossible encore. Lune desdonnées de M. de Freycinet doit donc être inexacte. Il se peut quece soit celle qui concerne le prix du charbon Si le prix de 25 francs