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75 — Des chemins d? exploitation.
Il faut apporter une attention spéciale à ce que les communicationssoient faciles sur les terrains qu’on veut faire produire beaucoup.M. Mille insiste, avec raison, sur ce point.
M. Rawlinson, de son côté, appuie sur la nécessité de créer deschemins en nombre suffisant. 11 conseille même aux exploitants desfermes à sewage de faire, au lieu de chemins ordinaires, des tram-ways étroits, sur lesquels de légers wagons seraient poussés par deshommes ou traînés par des chevaux.
76. — Combien de fois pur an chaque hectare, doit être irrigué.
Il n’y a pas de règle absolue à cet égard; mais, dans les fermesà sewage de l’Angleterre, chaque point ne reçoit guères l’eau d’égoutque 10 ou 12 fois par an
C’est le chiffre qui résulte du passage suivant de la lettre du18 octobre dernier de M. Rawlinson :
» Une ferme à sewage peut être arrangée de façon que le débitentier de l’égout soit passé chaque jour sur une certaine sectionou aire.
» Si chaque aire semblable est utilisée dix fois par an, la fermeentière doit contenir trente-six fois cette aire (10 X 36 = 365 ap-proximativement) .
» Il est à conseiller d’avoir à sa disposition un quart de terrain enplus, sur lequel le sewage puisse être passé éventuellement.
» Il sera à conseiller de former une aire ou plusieurs aires enfiltres de terrain, où comparativement de grands volumes de sewagepuissent être filtrés, de manière à faire porter au terrain des récoltesqui à certaines époques ne requièrent pas de sewage. »
De même, M. Blackburn (1), 2 -épondant à la question : » Combiende temps s’écoulera-t-il avant que le même terrain soit de nouveausous irrigation ? » dit: «Probablement quatre semaines environ, etle sol, le jour après cette irrigation, ne mouillerait pas les semellesde vos souliers. « .
Il y a loin de cette manière de concevoir et de pratiquer l’irri-gation à celle que se figurent certains adversaires du système, quivoient dans les terres irriguées des espèces de marais répandantautour d’eux la peste et la fièvre.
(1) V. Enquête devant le Comité de la Chambre des Lords pour le billde Blackburn, p. 115.