106 —
Un autre plateau à un niveau moins élevé, mais à une plus grandedistance que le précédent, sans se trouver dans des conditions actuellesaussi mauvaises, s’en rapproche cependant beaucoup. C’est le plateaude Peuthy (planche 3).
La partie à irriguer du premier plateau mesure 1,600 hectares; sonpoint culminant est à la cote 40 mètres, c’est-à-dire à 26 mètres au-dessus de la vallée de la Senne, et à 2,300 mètres de distance du dé-bouché du collecteur. Le second plateau mesure 2,400 hectares; sonpoint culminant est à la cote 20 mètres et se trouve à 5,400 mètres dedistance du débouché du collecteur. L’ensemble des deux plateauxmesure 4,000 hectares.
Le sol (planche 4), qui a une épaisseur de quelques centimètres,est constitué par les sables campiniens des géologues ; le sous-sol(planche 5), formé par le terrain bruxellien, comprend, sur une épais-seur de plusieurs mètres, des couches alternatives de sables divers, leplus souvent marneux, et de moellons siliceux et calcareux ; à uneprofondeur plus grande se trouvent des bancs continus de calcaireet de grès (planche 6).
Le pied de ces plateaux est formé par les prairies de la Senne, quiseront également irriguées par les eaux d’égout, moyennant untravail préalable de drainage.
4° Quantité d’eau d’égout'par hectare.
Les 1,000 litres d’eau d’égout amenés chaque seconde par lecollecteur et déversés sur ces 4,000 hectares, donnent par jour unehauteur d’eau de 0m,00216, c’est-à-dire la hauteur journalièremoyenne de la pluie.
5“ Coût de l’irrigation par hectare.
Chacun des 4,000 hectares recevra en une année de l’eau d’égout,contenant en azote seulement une valeur de 1,437 francs. Les fraisd’élévation de l’eau d’égout jusqu’aux points culminants, d’où parti-ront les rigoles qui alimenteront les champs, seront de 7 5 francs paran et par hectare, comme nous verrons plus loin.
Dans diverses parties de la France, on paie jusqu’à 60 francs paran et par hectare pour de l’eau pure en quantité relativement petite :M. Boitel, inspecteur général de l’agriculture en France, homme desplus compétents, ensuite des résultats obtenus à Gennevilliers, a es-timé à 500 francs par an et par hectare ce que vaut l’irrigation abon-