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descendre à 20 chevaux au minimum, soit 1/30 de la force totalenécessaire.
Si l’on voulait utiliser la chute, il y aurait lieu d’élever l’eau endeux fois. La hauteur à laquelle elle pourrait être poussée au moyende la force motrice ordinaire de la chute serait de 4m.00 seulement,c’est-à-dire à l ra .50 environ sous le niveau des prairies.
En temps de sécheresse ou à l’époque des crues, le travail de lachute deviendrait très-faible; il faudrait mettre en marche desmachines à vapeur de réserve pour effectuer ce travail, qui doit sefaire en tout cas avec une grande régularité. Il n’y aurait donc pasd’économie dans les frais d’établissement des machines à vapeur. Lesfrais de construction du barrage et des roues, la complication d’unedouble installation, l’une hydraulique, l’autre à vapeur, les sujétionsdu service pour la mise en marche de l’un ou de l’autre des moteurs,sont des raisons suffisantes pour ne pas utiliser la faible fraction dela puissance totale qui pourrait être fournie parla chute.
§ 0. — ÉVALUATION UES DÉPENSES D’ÉTABLISSEMENT
ET d’exploitation.
Les frais d’établissement de l’usine avec toutes ses dépendances etcomprenant par conséquent :
1° L’acquisition des terrains pour l’usine et pour les rigoles;
2° La construction des bassins ;
3o Les machines à vapeur avec chaudières et pompes, bâtiments,cheminées et hangars à charbons ;
4° Ateliers, habitations de divers employés et ouvriers, bureaux ;
5° Quai de débarquement sur le canal, relié à l’usine par untramway ;
6° Conduites de refoulement et canaux d’arrosage avec accessoires ;
7° Divers,
•S’élèveront à 3,500,000 francs.
Les frais d’exploitation comprenant le charbon, l’entretien desmachines, personnel et frais d’administration s’élèveront à 300,000francs par an, soit à. 75 francs pour chacun des 4,000 hectaresà irriguer.
Les 3,500,000 francs qu’exigera l’établissement complet del’usine se répartissent d’une manière à peu près égale entre les deuxplateaux à irriguer.
Dans l’état actuel des choses, on estime le cube à admettre à l’usine,en 24 heures, à 64,000 mètres cubes, dont 26,000 mètres cubesfournis par les sources des ruisseaux aboutissant aux collecteurs,