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PONT DE S AU MU R.somme des percussions réduites; le plan de chaque pile a donc étédisposé pour contenir 116 pilots, et celui des culées chacune202, ensemble 404, et en total 1,680 pieux; de manière quechaque pilot devoit supporter par aperçu 63 ,ooo livres, s’ils eus-sent été chargés à l’extrémité sur laquelle ils avoient reçu la sommedes percussions (1). Mais on verra dans la suite, que leur résis-tance a été considérablement augmentée en raison de leur moindrelongueur, par la profondeur à laquelle ils ont été recepés au-dessousdu lit ordinaire de la rivière : ensuite leurs sections ayant été enve-loppées de blocs de pierres battues à la masse, on peut en conclureque ces pilots, comparés aux percussions dont ils ont été frappés, neportent pas un poids équivalent à la sixième partie de celui dontils pourroient être chargés.
20. Pour faciliter le battage et l’enfoncement des pieux, nouscherchâmes les moyens de draguer les sables le plus bas possible;nous demandâmes à cet effet une des nouvelles machines à draguerdont M. Soyer, Ingénieur en chef, avoit fait usage au pont d’Or-léans; j’en fis exécuter plusieurs à Saumur, et l’épreuve en réussitparfaitement; j’ai même fait depuis un très-grand usage de ces ma-chines, en 1776, dans des travaux à la mer et qu’on ne connois-soit pas encore ^iu bout de 2 o ans, dans la généralité de Rouen.
(x) M. Perronnet dit, dans son ouvrage, page 597 , qu’un pieu battu au refusd’un mouton du poids de 600 livres, tombant de 4 pieds, sera en état d’être chargé de38o,ooo livres. Nous avons battu à Saumur les pieux de fondation avec des moutonsde 12, i 5 et 1,800 livres, et sous des chutes de 16 pieds. On voit facilement combiennous étions au-dessus de l’équilibre.