Il 4 PONT DE SAUMÏÏR.
l’on nettoyoit tout ce qui pou voit nuire au flottage des bords : tousles boulons des courroies furent ôtés dans la totalité ; on enlevadans l’intérieur du caisson au moins 4° étaies, qui servoient àsoutenir les bordsj et l’eau entra au pourtour de la pile, et se mitde niveau avec la rivière.
Les courroies furent écartées du haut des bords, suivant lesprocédés dont j’ai parlé ci-devant j en frappant un coup de massesur la courroie, elle descendit de a pouces ; le coin étant alors inu-tile, fut retiré à la main, et l’un et l’autre mis à flotj toutes lescourroies furent enlevées ainsi, et successivement.
139. Nous avions fait placer sur un grand bateau longeantun des côtés de la pile un gruau auquel étoient enroulés les cables,et deux tours terriers appontés sur l’avant et l’arrière-becs de lapile. Ces trois machines agissant ensemble, avec deux cent qua-rante - sept hommes, le bord s’enleva sans beaucoup d’efforts ;mettant ensuite le bateau plus au large de la rivière, le bord serenversa et flotta. L’autre fut également enlevé, et la pile parutau milieu de l’eau dans toute sa perfection. La remorque desbords se fit avec facilité sur environ 3 00 toises de longueur, quiavoient été parcourues par le caisson.
140. Nous avons vu, article XXI, que l’appontement de laconstruction des caissons avoit été rétabli après l’échouage decelui-ci, et qu’on avoit replacé un nouveau fond. Je fis faire alorstoutes les dispositions nécessaires pour remonter les premiers bordssur ce deuxième fond, destiné à la troisième pile.