Il6 PONT DE SAUMUR.
de l’eauj alors, en passant de fortes pièces de bois par dessousle bout enlevé, l’on poi’te toutes ses forces à l’autre extrémité,qu’on soutient également avec de fortes charpentes, après quoion fait glisser le bord sur un des grands bateaux disposé à cet effet.
144. Par cette disposition, le bateau chargé est facile à con-duire; on a l’attention, en le plaçant parallèlement au devant del’appontement, que le bord qui, comme je Fai dit, doit être celuidu côté de terre, soit présenté de manière qu’en le relevant il setrouve en place. Cette opération, qui s’exécute avec de grandescoulisses de charpente et de bonnes chèvres, étant faite, on pro-cède à l’enlèvement de l’autre hord, que l’on met totalement euplace avec ses courroies et ses coins, après quoi il sert à relevercelui du côté de terre, également préparé pour remplir sa place.La première opération est de poser les quatre crochets en fer audedans des avant-becs; alors, les bords se trouvant assujétis etcontenus l’un par l’autre, on procède à la fermeture des jointsdu caisson suivant la manière employée dans la construction dupremier.
1 4 J’ai voulu, comme on le voit, ne rien laisser ignorerdes moyens de faire et refaire les caissons, chose que nous au-rions bien désiré trouver dans les mémoires de Labeyly, et dontd’autres Ingénieurs, vingt-cinq ans après, auroient eu le plus grandbesoin, comme il est arrivé en 1790, dans la construction dupont de l’archevêché de Lyon, que l’on a entrepris de fonderau moyen des caissons. Tout ce que je viens de dire peut s’ap-pliquer à des caissons beaucoup plus grands, comme on le verradans la suite de cet ouvrage.
146. M. Peronnet, à qui M. de Voglio avoit grand soin defaire passer des copies de mon journal, des plans et des mémoiresde nos opérations, les communiqua, en 1770, à M. Groignardj