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128 PONT DÉ SAUlUR,
i 65. J’ai cru devoir entrer dans tous ces détails, pour prévenirles Ingénieurs des précautions principales qu’exige cette méthodequ’on a voulu attaquer sur le petit événement que je viens de décrire.A la vérité, j’aurois dû fortifier le vannage ou le fascinage de l’avant-bec beaucoup plus que je ne l’avois fait j j’aurois dû même l’envelop-per extérieurement de glaise, pour contenir les sables fins ; mais cedéfaut de prévoyance, excusable peut-être alers par la nouveauté duprocédé, n’attaque nullement la méthode, et la dépense ne peuts’en comparer avec celle occasionnée par la multitude des renardset filtrations qu’on doit réparer continuellement dans les batardeauxordinaires.
166 . Il est à observer que, sans la présence du premier Ingé-nieur qui apprécioit l’avantage de bâtir à sec, j’aurois fait échouerle caisson à la quatrième assise, en laissant entrer dans le vide dupourtour 4 pieds de hauteur d’eau, que j’aurois épuisée, deux joursaprès, en une heure de temps : le caisson auroit porté plus promp"tement sur tous les pieux, et les quatre premières assises mouilléesauroient bien eu le temps de sécher ensuite dans le reste de lacampagne.
RÉSUMÉ.
167. M. Peronnet partit le a 6 août, montrant la plus grand®satisfaction sur nos procédés dont il avoit reconnu les avantages. Iln’hésita pas à prononcer devant les dix Ingénieurs qui composoieiûnotre comité, qu’on ne connoissoit point en Europe une maçonne-rie régulièrement faite , établie à une aussi grande profondeur qü®celle de cette pile, et qui, sans doute, se trouve plus basse que 1 ® Splus grands affouillemens connus dans la Loire ; car, les plus fort® scrues étant de 22 pieds au-dessus de l’étiage de 1 7 55 , il s’ensu^que les affouillemens devroient agir à 3y pieds pour arriver aW*