l 32 pont de saumtjr.
i 7 3 . C’est-à-dire qu’avec une somme de 10,137 livres 4 souS8 deniers, on a descendu la fondation de 8 pieds î pouce au-dessousde l’étiage de î 7 55 , et qu’on l’a plus que doublée de profondeur, endonnant à cette pile la plus grande solidité possible. ^
17 4 ’ Cependant le conseil des Ponts et Chaussées du mois demars 176 3 , déterminé par la considération économique d’un béné-fice de 36 ,ooo liv. environ sur ce qu’il toit à fonder, a décidéformellement qu’il étoit inutile de fonder à une aussi grande pro-fondeur, quand on avoit, pour exemple, les belles constructions dupont de Moulins fondé à neuf pieds, celle du pont d’Orléans à 6 pieds,et celle du pont de Tours à 5 pieds. Malheureusement les accidensarrivés à ce dernier pont, la chute de ses arches et le tassement de22 pouces d’une pile de l’arche du milieu du pont d’Orléans justi-fieront toujours les précautions que nous avons employées à Saumur,en prouvant l’abus d’une économie mal entendue et si préjudiciabledans les travaux publics, puisque la destruction des ouvrages, efldéshonorant les Ingénieurs qui les ont dirigés, compromet les inté-rêts du Gouvernement.
Planche XII.
175. En conséquence de cette décision, il nous fut ordonné dene fonder la huitième, neuvième, dixième pile et la dernière culéequ’à dix pieds de profondeur sous l’étiage de 17555 leur exécu-tion ayant eu lieu avec le plus grand succès, je n’entrerai dansaucun détail relatif à leurs opérations. Cependant le caisson de 1 »culée qui avoit 2,080 pieds carrés de base, ayant exigé une construc-tion particulière, je crois devoir donner quelques détails à ce sujet ?pour ne rien omettre de ce qui peut être utile à la méthode descaissons.