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Tome premier.
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PONT DE SAUIÜR. l6l

217. Je ne me dissimule pas que l’on doit regarder ces expé-riences comme dépourvues de principes, qu’elles ne sont, ainsique je l’ai dit, qu’un tâtonnement approximatif, pour connoître auïiioins, et à peu près, ce que l’on doit présumer de la force despilotis des ponts, en attendant que la théorie nous éclaire surcette partie de la mécanique, si importante pour les Ingénieurs des■Ponts et Chaussées.

ARTICLE XXXVII.

Expériences sur le battage des pieux.

218. Comme nous n’avons trouvé dans les mémoires de nosingénieurs, sur la construction des grands ponts, aucune expé-rience exacte, relativement au battage des pieux de fondation, etCo mme nous avions des exemples malheureux de l’affaissement dequelques-uns de ces édifices, nous prîmes le parti, l’Ingénieur enc hef et moi, de profiter des grands travaux dont l’exécution nousetoit confiée, pour réparer, en quelque sorte, l’oubli de nos anciensruaîtres; mais j’ai peut-être poussé mes observations au-delà desk°mes purement nécessaires, dans l’intention de ne rien omettre

^ important dans ce recueil d’expériences sur le battage despieux.

Hans la méthode ancienne de fonder avec batardeaux, les son-nettes sont solidement établies sur le terrain naturel, lorsque lese puisemens le permettent ; alors les ouvriers se distribuent à leuravantage. Ici, nous étions forcés de nous établir au milieu dea nviere, sur de grands bateaux, qui étoient fixés d’abord par^ es ancres, ensuite par des pieux d’amarrage solidement battus.