PONT DE SAUMUR.
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On conçoit d’après cela que, pour la manœuvre, générale, on eutbesoin de ponts de service ou de petits bateaux.
Observât io n s sur différentes manières de battre lespieux , et calcul du prix de la main-d’œuvre.
Construction de la troisième et de la quatrième pi!** du pont de
Saumur.
M. de Voglio ayant, comme je l’ai dit, ordonné que le battagedes pieux se fit à la tâche, je comparai plusieurs jours d’un travailsuivi, dont le résultat fut que quarante-sept hommes, appliqués àune sonnette garnie d’un mouton pesant 1,200 livres, ont frappédans un jour 3 ,57 5 coups de mouton.
Les quarante-sept hommes , dont quarante-quatre payés à 18sous par jour, et trois enrimeurs à 20 sous, font pour une journéede sonnette, 4 2 livres 12 sous, ce qui fait monter à près de 2 4 sousle cent de coups de moutonj ou 6 sous la volée de 2 5 coups, pourlaquelle on délivroit un maron de plomb delà valeur fictive de 6 sous.
Mais, jugeant par ce travail que le bénéfice seroit trop con-sidérable pour l’ouvrier, j’ai cru devoir, en portant le prix de lavolée à 6 sous, exiger que chaque sonnette fût montée de cinquantehommes, compris les enrimeurs et le renardier, pour que le moutonfût élevé à chaque coup au moins de 5 à 6 pieds, et que lesvolées fussent de 3 o coups de mouton au lieu de 2 5 j que lesouvriers fussent chargés en outre des transports par bateaux despieux, pris ^ 0.S0 toises de distance, ainsi que de celui desbois d’échafauds, de la façon de tous les appontemens, du dé-placement des grands bateaux à sonnettes, du changement des