PORT DE DIEPPE.
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i58. On a supposé, en faveur des épuisemens, que ces travauxauroient pu se faire en soixante jours avec cinq cents travailleurs,ce qui auroit été très-difficile 5 mais il est de fait que les nôtresont été exécutés de même en soixante jours, avec cent trente tra-vailleurs seulement.
On est convaincu que le conseil des Ponts et Chaussées netrouvera point d’exagération dans l’évaluation des frais qu’auroientoccasionné les épuisemens : au contraire, nous sommes en état deprouver qu’ils sont d’un sixième au-dessous de leur juste valeur, etqu’en suivant l’ancien procédé, l’excédent de dépense eût été àprès de 1 3 o, o o o liv.
Quand même -la méthode des caissons seroit plus dispendieuseque celle des épuisemens, un des motifs qui doit lui faire donnerla préférence, et auquel on doit tout sacrifier, est l’avantage pré-cieux de prévenir les filtrations.
Si l’on compare la plate-forme du caisson qui forme la base duradier, à un simple grillage recouvert de madriers, on reconnoitracombien cette nouvelle construction l’emporte sur l’ancienne. Cetteplate-forme est, comme on l’a déjà dit, composée de racinaux join-tifs recouverts de bordages de 4 pouces d’épaisseur, le tout calfatéavec le plus grand soin, et ne forme pour ainsi dire qu’une seuleplanche-de 14 pouces d’épaisseur sur 5,084 pieds superficiels.
Outre cela, la partie des bords du caisson depuis la plate-formejusqu’au niveau du radier, restant à demeure et n’étant point en-levée comme le reste après la confection de l’ouvrage (voyez Planche
ire.)
5 ce radier sera renfermé dans une espèce de caissedont le fond et les côtés seront impénétrables à l’eau. Ainsi, dequelque manière qu’on examine les procédés dont on vient derendre compte, on y trouvera toujours économie et solidité.